La boucle est bouclée

vendredi 30 décembre 2011

Boxing Day


C'est le 26 décembre et c'est un jour férié. Malin les australiens.
Je commence par installer la Wii dans la chambre de Glen (donc ma chambre). Et je passe ensuite des heures à tenter de leur expliquer comment jouer, à désamorcer des conflits dingues, et à m'énerver en français (du bonheur de pouvoir insulter des enfants sans qu'ils ne comprennent rien). C'est un enfer sans nom.
Dès que je peux, je m'installe devant la télé pour regarder le traditionnel Boxing day test match de cricket. C'est donc le premier test match (sur 4) entre l'Inde et l'Australie. Le match dure toute la journée et peut se poursuivre sur plusieurs jours. Je tiens 1/4 d'heure, jusqu'au Tea break. Je ne comprends rien. Ils sont tous habillés en blanc, on distingue les deux équipes par l'écusson sur leurs casquettes. Il y a des chiffres incompréhensibles affichés sur l'écran après chaque lancer. Et les joueurs semblent avoir adopté l'expression "doucement le matin, pas trop vite l'après-midi". Ce qui n'est guère étonnant : ça fait pas très sérieux Tea Break quand même.
J'ai essayé de lire l'article Wikipédia sur le cricket, mais le premier paragraphe m'a sérieusement ennuyé, alors j'ai abandonné. S'il y a des courageux qui veulent tenter de lire tout l'article c'est par ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Cricket
En fin d'après midi, nous partons chez Fiona et Gary à Carpenter's Rock pour le boxing day barbecue. Nous arrivons vers 18h15, et oui, nous sommes en retard, tout le monde a fini de manger. Incroyable.
Je me balade sur leur petite plage privée c'est chouette.

Seule


Hier, j'ai quitté Tara, Quentin, les enfants et Kongorong. Tara, Cammie et Glen m'ont conduit à Casterton, chez Susan et Geoff des cousins de Tara. Jennifer, la soeur de Tara, et ses deux enfants sont venus me chercher. Je change d'Helpexchange, mais ça reste dans la même famille, cloolsse !
Me voilà donc maintenant dans le Victoria, à Tarrington, près de Hamilton chez Jennifer et Andrew et leurs enfants Ally 16 ans et Nick 14 ans. Superbe grande maison, vaste propriété, vignes (Pinot Noir, Chardonnay, Pinot Gris).
Pendant 4 jours et 3 nuits, je vais être seule dans cette chouette maison (Wi-Fi, youpi), à profiter du soleil (il va faire assez chaud ce week-end 37-39°C), du jardin, du petit lac avec jetée (pour plonger) et d'une tranquilité absolue. Trop cloolsse.
Certes, j'ai une liste de recommandations de tarés. Je dois nourrir chats, chien, poissons rouges, éviter que les chats ne mangent les poissons rouge. Nourrir poules, coq, canards et autres volailles, vérifier que les chevaux et moutons vont bien. J'ai des tas d'informations sur les différentes pompes à eau sur la propriété, les robinets à fermer, les "trucs" pour l'eléctricité, toujours avoir des bouteilles remplies d'eau au cas où il y ait une coupure de courant (donc plus d'eau), que faire en cas de morsures d'araignées ou de serpents, que faire en cas d'incendie. C'est la partie la plus flippante je crois. En gros, j'appelle les pompiers et je me casse. D'ailleurs, Jennifer m'a montré où se trouvent les clefs de voiture "je sais que tu ne sais pas conduire, mais c'est une automatique, c'est facile. Si tu dois t'enfuir très vite, prends la voiture". Euh... ok. Je suis parée à toutes éventualités normalement. On verra bien...
Je vais donc passer le réveillon du nouvel an peinard avec une pizza surgelée et quelques films, ça ressemble un peu à mon dernier nouvel an, c'était trop chouette !  

Noëls


J'ai eu la chance de passer plusieurs Noëls en famille. Certes pas avec la mienne de famille, mais c'est déjà mieux que rien.
Tout d'abord, une semaine avant Noël, nous sommes partis à Hamilton sans Quentin (trop de travail) chez les parents de Tara. D'abord 2h de trajet en voiture sous une pluie battante et les gosses qui demandent toutes les 5 minutes si on est bientôt arrivé ("Are we nearly there ?"), combien il y a de secondes dans 1h15 et "après 29, c'est quoi ?" : le bonheur.
Hamilton
Et enfin Hamilton, Victoria. Ferme des parents de Tara, très très vieille maison (en australien ça donne 120 ans). On déjeune dans la grange, tables sur tréteaux ou sur ballots de foin, pourquoi pas. On est entre 25 et 30, la sœur de Tara et sa famille, le frère de Tara et sa famille, des cousins, des amis, j'ai mis du temps à faire les liens. Tara me présente en arrivant "hé tout le monde, c'est Charlotte, elle est française" Euh, salut tout le monde.
On se marre bien quand même, le buffet est bon et je vous parle pas des desserts... En fait si, parlons des desserts. J'ai goûté à tous les gâteaux, dément. Première assiette, pavlova, trifle et salade de fruits.
Pavlova : meringue, crème et quelques fruits ; trifle : crème, confiture, crème et fruits.
Entamant ma première assiette j'entends "gâteau au chocolat" au loin. Je me retourne, bam, deux nouveaux desserts à tester ! Le gâteau au chocolat est trop bon et je trouve le cheesecake trop sucré. Vu ce que j'ai bouffé avant, c'est pas étonnant. Mais il fallait bien que je goûte tous ces gâteaux inconnus quand même, non ?
buffet sur foin
Après manger, cricket. Il ne pleut plus, ils peuvent donc jouer dehors. Ça a l'air marrant, mais je comprends pas grand chose. Pendant ce temps, Glen joue dans la boue.
Vient l'heure des cadeaux pour les nenfants, ils sont contents et moi aussi : ils ont passé le trajet retour à jouer peinard sans poser de questions. La magie de Noël !

Cricket en famille
24 décembre, en fait pas grand chose, ils ont pas l'air de faire de réveillon par ici (ou peut-être que c'est juste chez eux). Repas sans rien de particulier et vers 19h (on dîner entre 18h et 18h30), nous partons chez des amis (sans Quentin, il est parti boire avec ses potes, ça c'est l'esprit de Noël). Cammie et Glen sont habillés en mère Noël et lutin, même le chien a son costume, pauvre chien. Arrivés à destination, une dizaine de gosses, tous costumés, attendent le Père Noël. La maison est d'un kitsch, presque indescriptible. Je n'ai jamais vu autant de conneries de Noël réunies en un seul endroit : ça clignote, ça chante, ça brille, c'est limite effrayant. L'extérieur est pareil, la maison est recouverte de guirlandes lumineuses, certaines clignotent. Enfin, le Père Noël arrive, les gosses sont contents, la rue devient de plus en plus encombrée, les gens ralentissent pour admirer la maison, d'autres pour aller voir le Père Noël, c'est la fête au village !

la maison Noël
En rentrant, nous passons par un quartier où toutes les maisons sont décorées, c'est lumineux et il y a un monde dingue. Je comprends pas bien l'intérêt mais bon...
À la maison, Tara nous prépare un petit en-cas, c'est chouette de manger des fruits de saison à Noël : fraises, cerises... Nous nous installons sur le trampoline pour regarder les étoiles et tenter d'apercevoir Santa. Cammie croit le voir passer mais ce n'est qu'un satellite. "C'est quoi un satellite ?" Euh... "Moi je sais y'en a dans Ben 10" Ouais voilà c'est comme dans Ben 10, merci Glen.


Le jour de Noël, debout à 8h30 pour ouvrir les cadeaux, youhou ! Je passe du temps à enlever des personnages Star Wars de leurs boîtes, puis Glen me demande de changer son Transformer en voiture. La notice en 16 étapes est encore plus déroutante qu'un mode d'emploi Ikea en chinois, j'abandonne en 3 minutes. Santa ne m'a pas oubliée, j'ai un Toblerone géant, trop cloolsse !
Puis nous partons à Mount Gambier célébrer Noël avec la famille de Quentin.
Le midi, nous sommes juste 11, repas à l'assiette : tranche de rôti de porc, d'agneau, d'étrange poulet et légumes variés (y'a même des panais !) Pas d'entrée, pas de fromages, mais du Plum Pudding ! Et oui, je confirme, c'est pas top.
Après-midi peinard, on va faire un tour au lac avec Andrea (une soeur de Quentin), les enfants et Henry le chien. Il fait beau, c'est agréable de se balader au soleil à Noël sans manteau ni écharpe, ni gants...
En fin d'après-midi, Glen me redemande de changer son Transformer en voiture. Comme je n'ai rien d'autre à faire, je le retente. Sans notice cette fois. Après 1h de casse-tête chinois, j'ai réussi !
Le reste de la famille déboule, ils sont 6 frères et sœurs, on est 20 en tout, ce qui est bien peu quand même.
Ouverture des cadeaux ! Tout le monde est réuni dans le salon, il y a des paquets partout. La distribution est bien plus rapide que chez nous. Justin m'offre un livre sur l'argot australien et j'ai droit à une enveloppe avec quelques biftons pour mon excellent travail au shearing shed. Ben ça c'est gentil alors.
Promenade autour du lac
Le dîner est très informel, buffet. Il n'y a que 12 chaises, on mange à tour de rôle, c'est marrant. En dessert, Trifle préparé par la maman de Quentin, c'est délicieux. On rajoute une salade de fruits, un peu de glace à la vanille, de la crème, c'est d'enfer !
Glen me redemande sa voiture Transformer, quel cauchemar. Cette fois, mission accomplie en 10 min. Voilà une chose à rajouter sur mon CV : en-dessous de "championne de jetée de laine", "change un Transformer en voiture en 10 min". Je pense qu'avec un CV pareil, je n'aurai aucun problème pour trouver un boulot à mon retour.
Ce fut un chouette Noël avec des gens très gentils.
Lorsque j'irai à Canberra, je suis invitée à rester chez Andrea, Simon et Harry ; si c'est pas gentil ça !

jeudi 22 décembre 2011

C'est l'été !

Chers habitants de l’hémisphère Nord,
Je vous souhaite un agréable hiver !
Et de bonnes fêtes aussi.

lundi 19 décembre 2011

J'ai du sang sur les mains

Rassurez-vous, c'est juste du sang de mouton et d'agneau. Non, je n'égorge pas les bêtes, je suis juste arrivée en pleine tonte des moutons, ou shearing.

Tondre un mouton, c'est pas de la tarte. D'abord, le matin, on va rassembler les bêtes. Quentin et moi dans le pick-up, son frère Justin en moto. C'est fun, les moutons sont vraiment stupides, il suffit de se placer à un endroit pour qu'ils aillent à l'opposé.

rassemblage des côtelettes
Ensuite, on va dans le shearing shed. La radio est à fond (c'est trop fendard de voir Quentin tondre un mouton en chantant à tue-tête), le ventilateur tourne à plein, ça bêle dans tous les sens et Quentin enfile ses chaussures anti-dérapantes en peau de je-ne-sais-quoi.

Puis, il attrape un mouton, entre 70 et 120 kilos le bestiau, se le cale comme il peut entre les jambes, se penche dans son harnais, allume la tondeuse et en avant. C'est technique, il tond le mouton en 2min 10 (j'ai une vidéo) en une seule pièce (excepté le ventre), c'est vachement balèze, très précis même si parfois le mouton resort avec quelques égratignures. Et ouais, il a les jetons le mouton alors il se laisse pas faire et gigote (quel choix de mot intéressant "gigote" pour un mouton) dans tous les sens. Il y a parfois des accidents (que je n'ai pas vu, heureusement), si le mouton remue trop et que la tondeuse tranche la carotide en passant, ben ça fait bain de sang.

Shearing shed
Bref, lorsque Quentin est sur le point de terminer un mouton, Justin (ou moi) s'avance pour récupérer la laine (environ 3 kilos) : il faut attraper les pattes arrières, rassembler la laine puis prendre les pattes avant, ensuite il suffit de jeter le tout d'un geste expert sur la table. Si c'est exécuté correctement, la laine s'étale comme une couverture. Quand c'est mon tour, ça ressemble plus à une couverture en boule. Justin en rate 1 sur 100, je dois en réussir à peu près 1 sur 100. On enlève la laine crade sur les bords et on roule la laine en boule, voilà comment je me retrouve avec du sang sur les mains (cf les égratignures du mouton plus haut). Puis on range le tout dans un sac (jusqu'à 170 kilos). La laine c'est assez gras en fait, pas comme les canards, mais c'est genre pégueux. Et à la fin de la journée putain on pue le bouc sévère, la douche est plus qu'indispensable. D'ailleurs, merci à Tara de m'avoir prêté des vêtements de travail, sans ça j'aurais dû brûler les miens

À deux, ça va, c'est cool, seul il faut courir partout, c'est physique.

En attente
En général on bosse pendant 3x2h ou 4x1h30 (120 bêtes tondues) avec un smoko d'1/2h entre chaque session. Le smoko étant littéralement une pause-cigarette, mais là c'est une pause thé et bouffe. C'est important de recharger les batteries !

La tonte des agneaux c'est pareil sauf qu'on ramasse la laine avec deux espèces de planches. Après 4h d'expérience, je dois assurer seule pendant 2h, c'est pas facile-facile mais bon ça gère la fougère quand même.

Parfois, le mouton est bouffé par les asticots, c'est assez gerboulisant je vous assure.

Un mouton a fait un arrêt cardiaque pendant qu'il se faisait tondre, impressionnant.

En tout cas, je peux vous dire qu'on les savoure les côtelettes d'agneau et autre gigot au dîner !


Kongorong

Nouvelle expérience Helpexchange à Kongorong près de Mount Gambier, South Australia. Dans une ferme assez vaste, je ne sais pas où est le plus proche voisin, mais bon c'est quand même pas le fin fond de l'outback, Mount Gambier est à 1/2h de voiture et la plage à 10 min.

Cette fois-ci, je suis herbergée chez une famille, ça change : Tara et Quentin, leurs enfants Cammie 6 ans et Glen 4 ans, et Lassie le chien (stupide chien, c'est un fox-terrier on peut pas trop lui en demander non plus). Tara est rédactrice en chef du magazine Downunder et travaille depuis chez elle. Quentin s'occupe de la ferme : des vaches et quelques milliers de moutons, brebis et autres agneaux sur plus de 600 acres (je ne sais pas ce que c'est non plus).

Glen m'a laissé sa chambre, je dors donc dans un lit-voiture, génial !

Le premier après-midi, les enfants veulent aller se promener dans la forêt de pins près de la maison. Je suis donc chargée de la corvée. Recommandations de Tara "Les serpents commencent à sortir, on en a vu dans le jardin, alors fais très attention, garde les enfants près de toi, ne les laisse pas courir partout, si le chien se fait attaquer par un serpent laissez-la et partez. N'oublie pas ton portable, ils sont sous ta responsabilité maintenant, bonne balade, amusez-vous bien !" Tu parles pas d'une pression toi !

Heureusement, Cammie et Glen sont beaucoup plus au courant que moi sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire si jamais on croise un serpent, ça aide. Et on a des Lamingtons pour le goûter, tout va bien.

La foret de pins
Ensuite, trampoline dans le jardin, yeah ! "Je sais pas pourquoi il y a des toiles d'araignées partout depuis quelques temps. En général ce ne sont que des petites non venimeuses. Si t'en vois une noire un peu plus grosse, fais attention, c'est peut-être une red back, très venimeuse" Mais où je suis tombée ?! Ici c'est la mort à tous les étages, vais-je y survivre ? Je ne sais pas. Au pire, je me protégerai avec un gosse en guise de bouclier.

quelque part sur la propriete
Parfois, j'ai l'impression d'être dans une version soft de la famille Groseille, c'est marrant. J'ai de la chance, Tara cuisine bien. Non et puis il sont gentils en fait.

Quentin est un peu "rustre", le peu qu'il parle je dois le faire répeter au moins deux fois : en plus de parler vite, il bouffe la moitié des mots, a un sévère accent et quelques mots d'argot australien que je ne connais pas.

J'ai aussi parfois du mal à comprendre les enfants. Déjà, à la base, j'entrave que dalle lorsque des gosses parlent, mais en anglais c'est pire ! Et ils causent constamment. Terrible.

La maison (derriere les arbres)
Glen me rassure lorsqu'il me demande si je veux bien jouer à Batman et Robin sur sa Playstation. Constatant qu'ils ont une Playstation 2, je me dis que ça doit pas être mal. Déception totale, c'est Batman et Robin version Lego, c'est juste nul à chier. La télé passe en boucle les Schtroumpfs, Batman, Ben 10 ou les Power Rangers (je ne comprends pas comment une bouse pareille existe encore), c'est déprimant.

mercredi 14 décembre 2011

Why God why ?!

Ça fait deux fois que j'assiste à une fête de fin d'année d'école primaire en 6 mois. C'est trop injuste.

lundi 12 décembre 2011

Armoiries australiennes

Je m'en vais vous conter l'histoire du pourquoi le kangourou et l'émeu sur l'emblème australien.

Sachez tout d'abord que la devise du pays est "Advance Australia" et l'hymne national s'intitule "Advance Australia Fair. Comme ils ont de la suite dans les idées, ils ont choisi le kangourou et l'émeu, animaux qui ont la particularité commune de ne pas pouvoir reculer.

Quelle belle histoire Père Castor ! Bonne nuit les petits.

Sacré Bob

J'ai oublié un truc sur Adelaïde : Rundle Mall. Une rue piétonne avec des magasins de bouffes et de fringues. Surtout, les chanteurs et musiciens amateurs peuvent y jouer peinard. Dont Bob (je ne connais pas son prénom mais Bob ça va à tout le monde)

Imaginez le cliché type du vieux motard : bandana dans les cheveux gris, lunettes de soleil, barbe grise, marcel noir sur gros bide, vieux jean, bottes noires de motard.

Maintenant imaginez-le en train de jouer de la flûte traversière sur "Tears in heaven".

Je sais, énorme contraste. J'ai eu du mal à y croire aussi et pourtant... sacré Bob !

Les noms

Je n'écrirai pas sur les noms de familles ou les prénoms, j'en connais pas encore assez et ça doit être très banal.
Je vais juste vous faire part de la flemmardise du gars qui a nommé les rues.
C'est pas compliqué, il y a des noms qui reviennent dans toutes les villes : Victoria, William, King, Flinders et bien d'autres. Ensuite, il suffit de les décliner à l'infini : Victoria Street, Victoria Parade, Victoria Lane, Victoria Place, Victoria Road... ou quelques variantes : Bourke Street, Little Bourke Street.
Le plus drôle, c'est lorsqu'il y a le même nom de rue dans la même ville mais dans deux quartiers différents.
Là où le type s'est encore moins foulé, c'est dans les petites villes de campagne. Prenons l'exemple de Quorn :
Le "centre-ville" est un rectangle, comme partout ailleurs. Au Nord, Railway Terrace (parce qu'il y a la gare), au Sud, South Terrace, à l'Ouest, West Terrace et à l'Est, East Terrace. ça commence bien.
Les rues à l'intérieur du rectangle sont juste numérotées de 1 à 10. Easy Peasy Lemon Squeezy.
A la campagne, il y a aussi Beach Road, qui mène a la plage et la rue de l'école s'appelle School Street, facile.

lundi 5 décembre 2011

Coober Pedy

Après 6h30 de trajet en bus (de minuit à 6h30, facile), me voilà débarquée à Coober Pedy, dans l'Outback. Réveillée vers 6h par une folle qui hurle un truc au chauffeur qui semble ne pas entendre. C'est pas grave, j'assiste à la fin du lever de soleil sur le désert, c'est magique. Et d'un coup, Coober Pedy ! Je descends, et la folle menace le chauffeur avec une photo prise sur son téléphone, je n'ai rien pigé à l'histoire, mais elle veut appeler les flics. Moi, je m'en vais.

Coober Pedy
Auberge de jeunesse sous-terre, sympa. Les soldats de l'ANZAC, quand ils sont revenus de France après la Première Guerre Mondiale, ils ont parlé des tranchées, et les types de Coober Pedy ont trouvé ça formidable. Pendant les nuits glaciales d'hiver, ben sous-terre il fait bon et pendant les chaleurs torrides d'été, ben sous-terre il fait bon. Entre 23 et 25° constamment ; pas besoin de clim ! Donc, la majorité des habitant a creusé leurs baraques. Les églises sont souterraines aussi.


Coober Pedy, 3 500 habitants, 45 nationalités différentes, au nord Alice Springs à 685 km, au Sud Adelaïde à 846 km, autour pas grand chose. Mais c'est la capitale mondiale de l'opale ! En 1915, Mr Hutchison part chercher de l'eau et laisse son fils au campement. Lorsqu'il revient, le petit Will a les mains chargées d'opales. Depuis, la ville s'appelle Coober Pedy (qui vient de "kupa piti" signifiant "white man in a hole"), et tout le monde creuse partout dans l'espoir de devenir riche ; c'est un peu comme jouer au loto, c'est con, on perd de l'argent, mais on ne sait jamais...

Opales
Autour de la ville, il n'y a donc rien, des paysages désertiques et des trous partout. Parfait décor pour films ! Quorn aussi est une ville de tournage mais juste quelques vieux films australiens que je ne connais pas. Plus d'une dizaine de films ont été tournés à Coober Pedy dont Mad Max 3, Priscilla folle du désert, Pitch black ou Red Planet pour les plus connus. Je ne sais même pas si j'en ai vu un seul. Se promener dans la ville c'est un peu se balader dans un Hollywood du pauvre perdu au milieu du désert ; il y a une épave de vaisseau spatial, un morceau d'avion, ce genre de trucs bizarres. D'ailleurs, on a parfois l'impression d'être dans "Bagdad Café". Je ne sais pas pourquoi le réalisateur a choisi de tourner son film aux Etats-Unis, il aurait très bien pu le faire ici.

Vaisseau spatial de "Pitch Black"
Un film a aussi été tourné chez Crocodile Harry. Apparemment, le personnage de Crocodile Dundee a été basé sur sa vie. Harry était une sorte de légende locale, un chasseur de crocodile extraordinaire, un alcoolique et un obsédé sexuel ; sur les murs de son antre il y a une multitude de sous-vêtements féminins accrochés avec des commentaires dans toutes les langues. Il vivait dans une maison troglodyte aussi, qui est remplie d'un peu tout et de surtout n'importe quoi. On peut toujours la visiter, c'est une sorte de "musée".

chez Crocodile Harry
A quelques 30 kilomètres de là, The Breakaways, une immense mer intérieure. Certes, c'était il y a plus de 70 millions d'années. Maintenant c'est juste le désert avec quelques montagnes. Le problème, c'est que maintenant il y a de plus en plus de "buissons", donc ce n'est plus trop rouge. Ça ne pourra plus faire office de planète Mars à l'écran, fini les films de science-fiction.

The Breakaways
Et la dingo fence, la plus grande barrière du monde, plus de 5 000 km de long, traversant trois Etats. En maintenance permanente, les plus gros dégâts étant causés par la météo et les chameaux. Ça me rappelle mes cours d'anglais de 1ère.

The Dog Fence
Après trois jours, ce qui est plus que largement suffisant pour visiter cette ville, il est temps que je m'en aille. J'ai eu droit à un cours d'astronomie à 4h45, c'était vachement intéressant.

Coucher de soleil sur Coober Pedy
PS : j'ai rencontré deux jeunes français, lui venait de Vauchrétien et elle rêvait de boire une bonne bouteille de Côteaux du Layon. Bonjour le dépaysement.

mercredi 30 novembre 2011

Pourquoi l'Australie ?

Ben c'est vrai ça au fait, pourquoi l'Australie ?
J'aurais envie de répondre, comme je l'ai fait souvent, parce que c'est grand, loin et vide. C'est pas faux, mais c'est venu après.
A l'origine, il y a Napoléon Bonaparte. Pas l'empereur avec son chapeau à la con, il est jamais allé en Australie lui.
Non, Napoléon Bonaparte, mais ses amis l'appelle Bony, métis, aborigène par sa mère, anglais par son père, officier de police du Queensland qui résout ses enquêtes grâce à l'intuition aborigène et la logique occidentale. Personnage crée par Arthur Upfield. Car oui, c'est d'un personnage de romans dont je vous parle.
Le premier bouquin que j'ai lu c'est "Des ailes au-dessus du Diamantina", j'étais au collège et j'ai été complètement fascinée. J'en ai bien lu une dizaine en suivant.


Là, il va y avoir baston pour savoir qui m'a fait connaître ce livre : " - C'est moi parce que c'est mon livre - Oui, mais c'est moi qui lui en ai parlé d'abord. - Mais c'est moi qui lui ai prêté le livre." On va dire que c'est vous deux, et le débat est clos.
Le truc qui m'a le plus marqué et qu'il faudra essayer un jour : comment marcher tout en effaçant ses traces ? Il vous faut des plumes et du sang. En clair, tuez un oiseau. Ensuite, il suffit de coller les plumes sur vos talons avec le sang (quand il sèche, ça colle). C'est pas dans Copains des Bois qu'on apprend ça !

Je viens de m'apercevoir que les livres dont je vous parle sont presque tous épuisés, il n'y en que 4 disponibles, c'est ballot. Il suffit d'insister vraiment auprès d'un librairie et peut-être qu'il pourra vous commander les livres épuisés ! (ceci est une blague, ne le faites pas, ça peut être très dangereux).

Ce sont donc les aventures de Napoléon Bonaparte dans le bush australien qui m'ont donné envie de venir en Australie et de vérifier par moi-même si c'était pareil que dans les bouquins.
Ensuite, il y a eu le fait que c'est un pays grand, vide et très loin (ou comment me mettre des bâtons dans les roues moi-même) ; "cul-de-sac" de Douglas Kennedy (maintenant ça s'appelle "piège nuptial", trop naz) ; "le koala tueur" de Kenneth Cook ; d'autres livres de Kenneth Cook ; beaucoup d'autres livres de beaucoup d'autres gens ; les gens parlent anglais en Australie c'est pratique, ils parlent australien aussi c'est marrant ; c'est la patrie de grands noms de la musique comme les Bee-Gees ou Kylie Minogue (j'aurais presque envie d'écrire lol), de quelques acteurs peu connus tels Errol Flynn, Mel Gibson, Nicole Kidman, Russell Crowe, Cate Blanchett, Hugh Jackman... ; ils pratiquent des sports dont tout le monde se contrefout : footy, cricket, net ball, rugby à XIII, hockey sur gazon ; et puis il y a des animaux étranges aussi : ornithorynque, wombat, bilby...
je vous expliquerai un jour pourquoi il y a un kangourou et un émeu sur les armoiries australiennes

Tout ça pour dire que l'Australie c'est cloolsse. Mais Napoléon Bonaparte reste introuvable. (même dans les librairies)

mardi 29 novembre 2011

Quorn

Quorn, "ville" située à 330 km au Nord d’Adélaïde, 1 000 habitants, des corbeaux, des perroquets et des moustiques (ils font vachement mal en plus ces petits cons). Certes, il y a aussi quelques commerces mais cette ville me semble toujours déserte, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que les rues sont inexplicablement larges. On se croirait dans un western où les pick-up ont remplacé les chevaux. ça aurait pu être une ville digne de ce nom, Quorn a failli être sur le passage du Ghan (célèbre train reliant Alice Springs à Adelaïde), finalement c'est Port Augusta qui a été choisie. Il y a quand même une gare et une locomotive à vapeur, le Pichi Richi Railway, assure la liaison Quorn-Port Augusta une fois par semaine pour les touristes.

Surtout, c'est pas loin des Flinders Ranges et les paysages sont incroyables, comme j'ai pu le constater lors de ma promenade dominicale. J'ai choisi le jour parfait comme toujours, il faisait bien bien chaud. Mais je commence à avoir l'habitude (pas les m&m's par contre). Malgré la chaleur, je n'ai pas croisé de serpent, sauf un mort enroulé sur une barrière je n'ai toujours pas compris pourquoi. La balade est agréable, peu de voitures, route non goudronnée, des champs et les montagnes au loin. Toujours ces mêmes oiseaux blancs sur le dessus et rouge/rose en-dessous qui décollent lorsque je m'approche d'un arbre. C'est pas mal cette marée rose au-dessus de ma tête. Il y a tellement personne que ma présence dérange les sauterelles qui s'enfuient ; quelques collisions inévitables mais pas douloureuses. Après deux heures de marche, l'eau n'est plus fraîche du tout, si j'avais un sachet de thé ça serait impeccable.

Le chemin de la route
Je travaille aussi tout de même. Je suis donc hébergée chez James qui acheté cette "maison" il y a 6 ans. Bâtiment datant des années 1880 (en même temps la ville doit pas être bien plus vieille), trois boutiques en bas : James tient une librairie d'occasion, à côté un petit magasin, j'ai toujours pas compris de quoi, tenu par Dave et à côté un autre local qui a besoin d'un bon coup de peinture (ah ben ça ça tombe bien alors). L'étage c'est la maison, avec un super balcon avec vue sur les perroquets, le soleil couchant et les Flinders Ranges. Une pièce immense, ancienne salle de billards, et des livres partout, le paradis. Et des cools DVD aussi. Je revois "Une histoire sans fin", ça faisait longtemps, j'ai toujours la cassette vidéo à Toulouse.

Salle de billards sans billard
Je ne travaille pas à la librairie, ça serait trop facile et puis il n'y a pas énormément de clients... Je m'occupe de repeindre la pièce adjacente à la pièce adjacente de la librairie ;) . C'est assez grand, pas mal haut (3m50-4m), j'ai de quoi m'amuser quelques temps. Surtout que c'est de la peinture à la chaux, ça nécessite beaucoup de couches. J'ai d'ailleurs appris à mes dépens que la peinture à la chaux, ça peut faire mal, surtout quand on en respire la poussière. Je suis donc parée des pieds à la tête : bleu de travail, gants, lunettes, masque. Il me manque des rouleaux de plastique, un bon couteau et je suis Dexter. Le local n'est séparé du magasin de Dave que par quelques meubles et un mur de placo, j'entends donc Dave chanter en choeur sur des musiques de Noël et parfois je l'entends ronfler aussi. Je bénis donc mon lecteur MP3.



Tranquillité absolue, boulot pas trop chiant et accès à Internet haut débit tant que je veux, trop cloolsse.

Balcon cloolsse

vendredi 25 novembre 2011

Mal du pays ? Pas trop non.

Aujourd'hui, j'ai fini la peinture !! Certes, j'ai terminé la première couche et comme c'est de la peinture à la chaux, il faudra au moins trois couches. D'ailleurs les projections de peinture dans l'oeil, ça fait mal ; le deuxième jour, j'ai mis des lunettes, futée ! Par contre, j'ai pas mis de gants, mes mains sont dans un état pas terrible.
Après cette victoire de canard, je me suis octroyée une pause Internet, comme tous les soirs, et j'ai eu la bonne idée de regarder le Zapping. ça fait plus de trois mois que je n'ai pas regardé la télé française, et ça ne me manque pas, mais il est parfois bon de se tenir au courant de ce qu'il se passe au pays. Le Zapping me semblait la meilleure solution.
Quelle horreur ! Je ne sais pas si je suis tombée sur un jour vraiment pourri en particulier, mais entre Marine Le Pen, Nicolas Astérix Sarkozy, le réchauffement climatique et les licenciements à la pelle, ça donne envie de partir très loin et d'y rester. Ah ben, ça tombe bien, c'est ce que j'ai fait !
Donc, non, j'ai pas trop le mal du pays. Sauf peut-être pour la bouffe : Noël approchant je n'aurai pas de foie gras maison ou de bûche de Noël au chocolat façon Mamie. Il y a des sacrifices à faire, de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités, on peut pas tout avoir dans la vie.

Je vous laisse avec les Kings of Convenience qui chantent Homesick. Je n'ai pas filmé cette vidéo, mais j'étais à ce concert, dingue ?!



mardi 22 novembre 2011

Noyeux Joël !

Je sais, je suis un peu en avance.
Le problème c'est que je n'ai absolument pas l'impression que Noël arrive à grands pas. Malgré les décorations partout et les Père Noël dans les centres commerciaux, le fait de voir les gens en short, T-shirt et tongs (l'uniforme australien par excellence) me fait buguer grave. Mon cerveau a du mal à comprendre cette équation simple : il fait chaud = Noël.
Je vois des guirlandes et des élans (pas des vrais) accrochés aux réverbères et je me dis "ils sont barges, c'est quand même vachement en avance !". Mais en fait non, Noël c'est dans un mois, mais je n'arrive pas à le percevoir.
En plus, dans les librairies je ne vois pas des boîtes ridicules comme en France, ça n'aide pas non plus...

Les Tim-Tam c'est tip-top

Dans la famille "pourquoi eux ils ont des trucs que nous on a pas ?!", je vous présente les Tim-Tam !
J'en ai entendu parler pour la première fois sur le cargo lorsque mon addiction au chocolat a été découverte par Geoff le passager australien. Une fois débarquée, ce fut évidemment mon premier achat (avec des m&m's).
Les Tim-Tam sont des produits de la marque australienne Arnott's et ça ressemble à ça 

une espèce de crème au chocolat entourée de chocolat qui fait "crunch" (mais pas comme le Crunch) recouvert d'une couche de chocolat. Non, non ça fait pas trop de chocolat.
Et il existe évidemment une multitude de variété (une bonne dizaine), mais je ne vais pas tous les tester parce qu'il y en a qui ne me plaise pas comme les Tim-Tam Chewy Caramel ou les Tim-Tam White.

Le plus merveilleux avec les Tim-Tam, c'est le Tim-Tam Slam. C'est une technique que je viens d'apprendre à l'instant grâce à James chez qui je loge à Quorn. Je m'en vais vous en révéler le secret en quelques étapes :

1/ il faut d'abord la bonne variété de Tim-Tam, le mieux c'est les Tim-Tam Double Coat (plus "résistant") ou les Tim-Tam Original
2/ c'est mieux si les Tim-Tam sont conservés au frigo
3/ il faut une boisson chaude (thé, café, lait...). ça marche aussi avec du lait froid, mais c'est moins marrant.
4/ croquer deux coins opposés (en diagonale) du Tim-Tam
5/ une partie du Tim-Tam dans la boisson, l'autre non
6/ le Tim-Tam vous sert de paille et c'est excellent
7/ le gober vite fait avant que le Tim-Tam ne vous fonde complètement dans la main ou ne s'écrase dans la boisson de votre choix
Tout à fait, c'est du sport.

Si vous avez quelques difficultés de compréhension, il existe des tas de vidéos de Tim-Tam Slam.

Bref, les Tim-Tam, c'est tip-top. J'essaierai d'en ramener quelques containers.

Dans un prochain post et dans la famille "pourquoi eux ils ont des trucs que nous on a pas ?!", je vous parlerai peut-être de la Vegemite et je vous dirai "pourvu que ça reste en Australie ce truc"

PS : apparemment, on trouverait les Tim-Tam en France dans quelques magasins (Géant Casino et quelques magasins Carrefour). L'info date de 2010, à vérifier donc.

lundi 21 novembre 2011

Adelaïde


Adelaïde, surnommée la ville des Eglises, est la capitale du South Australia, l'Etat le plus sec du continent le plus sec au monde. Charmant.
Je débarque du bus un samedi soir à 22h30, il fait 25°, sympa. Durant le court chemin jusqu'à l'auberge de jeunesse, je ne vois qu'une église. Enfin, c'est ce que je croyais. Quand j'ai vu des gens fringués comme des kékés faire la queue devant un malabar, je me suis dit "tout cela ne me dit rien qui vaille, mon vieux Milou". Après vérifications, c'est un night-club nommé "Heaven" dans une ancienne église. Étrange, n'est-il pas ? Pour une ville aussi religieuse.

Heaven
Malgré son million d'habitants, elle fait pas bien grande comme ville. C'est pas une ville "haute", il n'y a pas beaucoup de buildings comparé à Melbourne. Et puis, on fait vite le tour du centre : 4-5 musées, une grande rue hypra-commerçante, le Central Market dans Chinatown (une seule rue Chinatown), quelques universités dont l'Université d'Adelaïde (j'ai pu voir la superbe bibliothèque grâce à Vegnes le malaysien/indien), et des parcs et jardins tout autour. J'ai zappé le zoo et ses pandas, parce que 35$ l'entrée, faut pas déconner non plus !


Mais c'est tout de même une ville agréable, et il y a effectivement pas mal d'églises. Même si on ne les remarque pas toutes, certaines sont justes des bâtiments sans rien de particulier. L'église de scientologie est là aussi (test de QI et de personnalité gratuits).

Mais surtout, il a fait un temps génial. Parfois un peu trop, genre bon vieil été toulousain étouffant comme il faut. Certains voient de quoi je parle. Avec des journées pareilles, il faut parfois s'arrêter manger une glace. Chez "Cocolat" par exemple. Je m'y suis arrêtée plus d'une fois je l'avoue, mais c'était tellement bon. Outre les glaces délicieuses, j'ai mangé une sacrée crepès (ils écrivent ça comme ça) trois chocolats à tomber par terre, et un gâteau dément. J'aurai dû y aller tous les jours pour goûter toute la carte, j'ai même pas eu le temps de tester les milk shakes, brownies, muffins, chocolat chaud...

J'ai faim
Il y aussi pas mal de choses à visiter en dehors d'Adelaïde :
La plage, Glenelg, est à 13 km. On peut y aller en tram, bus ou en vélo (location gratuite, formidable). Jolie plage, mer très claire, une rue principale à touristes, mais aéroport à proximité, c'est flippant de voir autant d'avions aussi proche.

Glenelg
La Barossa Valley, ses vignes, ses dégustations de vin, non, je n'y suis pas allée.
Hahndorf, ville fondée en 1839 par 50 familles allemandes ayant fui les persécutions religieuses. Manque de bol, pendant la Première Guerre Mondiale, interdiction de parler allemand, les noms de rues, de villes sont rebaptisés de noms anglophones. Certains noms ont été remis juste avant la Seconde Guerre Mondiale. Bref, c'est l'occasion d'entendre de la musique bavaroise dans la rue et de sentir des odeurs de choucroutes. Ou d'acheter des oursons en gélatine Haribo (Haribo, y'a pas en Australie).

Hahndorf
L'auberge de jeunesse est sensass, le Wi-Fi est gratuit (ce qui est très très rare). Certes, il est très très lent, mais bon... Et le mercredi soir, c'est barbecue gratuit (donuts en dessert) ! Il se trouve que presque toute la tablée parle français, quel dépaysement. étrangement, on finit par jouer au kem's à 8 avec une taiwanaise, un anglais et une australienne, je crois bien que je n'y avais pas joué depuis la 4ème (et encore).

lundi 14 novembre 2011

Kangaroo Island

J'arrive donc à Kangaroo Island, dans la "ville" de Penneshaw, avec mes bagages et puis c'est tout. Le premier panneau que je vois, c'est "attention aux pingouins", le deuxième c'est "centre d'information, 1km". Bon ben, y'a plus qu'à. La gentille dame me trouve une auberge de jeunesse, j'ai un toit pour cette nuit, voilà une bonne chose de faite. Grand dortoir de 6, nous sommes 4 (deux allemandes et une écossaise), jardin, hamac, c'est chouette.
Comme il n'y a pas de transports publics et que je ne conduis pas, je n'ai pas d'autre choix (sinon celui de reprendre le ferry tout de suite) que de faire un circuit organisé en bus.
Je me retrouve avec non pas une, mais deux excursions (sur deux jours), et le retour en ferry et bus. La "vendeuse" me dit alors "quelle chance, tu vas voir plein de Joeys !". Dans ma tête, je vois un champs de Joey Tribbiani mangeant des lasagnes ; ça ne doit pas être ça. Devant mon air éberlué, elle me précise "des joeys, des bébés kangourous" Ah, oui, ça semble plus crédible. On me conseille aussi une balade à Penneshaw (la seule en réalité, c'est petit Penneshaw) au Baudin Conservation Park. "attention aux serpents", je me marre, elle est sérieuse en fait "non, vraiment, ça se réchauffe en ce moment", ah, ok.
chemin propice aux serpents
Baudin Conservation Park, le panneau est intriguant voire effrayant "balade difficile, 4km aller-retour en 3h (sans compter le temps de repos), chaussures de randonnées recommandées, avertir quelqu'un, prévoir à manger, au moins 4L d'eau". Bon, j'ai à peine 1L d'eau et mes Nike, j'y va quand même.

wallaby
Petit chemin dans les hautes herbes, je marche, le regard fixé au sol, en faisant du bruit pour effrayer les serpents. Le paysage change, quelques arbres, je retrouve les deux allemandes "t'as vu les wallabies?" ben non, "faiS pas de bruit et regarde" ah ben ouais, y'en a partout, dingue ! Je continue ma route avec Britta et Ania, on boucle la balade en 1h30 aller-retour en prenant notre temps. On s'arrête souvent pour enlever les méchantes herbes agressives qui piquent les pieds telles des flèches acérées (ça traverse chaussures et chaussettes !).

On se promène autour de la ville, on traverse même le terrain de golf, mais c'est vraiment petit. On croise deux dindons. On termine sur la plage en attendant le coucher de soleil et l'arrivée des pingouins. En fait, il fait frais, il fait faim, tant pis les pingouins, on a vu les petits cet aprèm.

Les excursions sont chouettes, je suis la plus jeune de chaque groupe, évidemment. Mais c'est pas grave, les vieux sont mes amis.

ça a l'air un peu con les pélicans
Kangaroo Island, 155km de long, 55km de large, 4500 habitants, 100 fois plus de moutons, quelques vaches aussi. Trois secteurs d'activités : agriculture, tourisme et pêche. Une faune et une flore incroyable et propre à l'île. Kangaroo Island était inhabitée quand elle a été découverte en 1802 par Matthew Flinders et Nicholas Baudin. On en apprend des choses.

que c'est meugnon !
J'ai vu des phoques, des kangourous albinos, des koalas, des lions de mer se reposer et faire du yoga sur la plage après avoir passé 3 jours en mer à pêcher, j'ai nourri des kangourous (j'ai pas réussi à en voler un), je sais enfin à quoi ressemble un wombat, j'ai assisté au dîner des pélicans (c'est une véritable orgie sans nom), j'ai marché sur les Remarkable Rocks, et on m'a même collé un bébé kangourou dans les bras, c'était sympa. En plus, il fait beau. De plus, j'ai eu une nuit peinard, seule dans un dortoir pour 6 et ça, ça n'a pas de prix.

dimanche 13 novembre 2011

French Toast

Un soir, à Melbourne, en passant dans la salle commune de l'auberge de jeunesse, Sean le Taïwanais me demande si j'aime les french toast. Apparemment, je suis tombée en plein débat culinaire et comme je suis française, il pense que mon avis a beaucoup plus d'importance et pourrait régler la question.
Le nombre de choses stupides que j'ai pu entendre sur les français...
Bref, je l'étonne grave quand je lui réponds que je ne sais même pas ce que c'est que les french toast. Il m'explique le principe : une tranche de pain, trempée dans un oeuf battu, puis passée à la poêle et saupoudrée de sucre. Ah ouais, du pain perdu quoi. Je n'ai jamais mangé de pain perdu. Sean n'en revient pas.
J'en entends déjà hurler derrière leurs ordinateurs "comment ça, t'as jamais mangé de pain perdu ? et celui de Mamie alors?" Ben non, j'en ai jamais mangé. Soit j'étais pas là, soit je m'en souviens pas, soit c'était après du thon à la béchamel.

Un matin, vers 11h, je passe devant la cuisine, Sean prépare son petit-déjeuner et me propose un french toast. Ben c'est vachement bon quand même.
J'ai donc mangé un french toast pour la première fois en Australie, préparé par un Taïwanais. Faut le faire.

Conseil culinaire du jour : les toasts beurre de cacahuète crunchy/confiture de fruits rouges, c'est top au petit-dèj. Au dîner aussi.

mercredi 9 novembre 2011

En route vers Kangaroo Island !


J'étais censée commencer un autre HelpExchange le 10 novembre sur Kangaroo Island chez Bill, tout était réservé, impeccable. La veille de mon départ de Mangana, j'ai reçu un mail de Bill qui m'explique que en fait ben c'est plus trop possible mais il est désolé et il veut bien venir me chercher à la descente du ferry pour me conduire à Kingscote. T'es bien gentil Bill, mais va crever, je vais me débrouiller seule, merci.
Mardi 8 Novembre, Jason et Andre m'emmènent à l'arrêt de bus à Fingal, départ 9h30. 3h de trajet jusqu'au ferry Spirit of Tasmania (qui ressemble à Goldorak). Une nuit dans le ferry, arrivée à Melbourne à 6h30 le 9 novembre. Direction la gare routière, le bus pour Adelaïde part à 8h15. Durée du trajet :11h. On fait pas mal de détours dans l'intérieur des terres. Je dors les deux premières heures, parce qu'on dort pas si bien que ça dans le ferry sur des sièges inclinés dans une salle sur-climatisée (pieds gelés) pouvant contenir 170 personnes. Heureusement, on était à peine 70.
Le reste du trajet en bus passe assez vite en fait, je reste scotchée à la fenêtre, au moins je vois du pays, c'est pas comme en avion... Pas mal de champs, d'arbres, quelques montagnes ou collines, du relief quoi, au loin. Parfois, on traverse des petites villes, ou une simple rue. On fait quelques arrêts, pour faire monter/descendre des passagers et parfois pour manger/cramer une clope/se dégourdir les jambes/aller pisser.
Arrivée à Adelaïde à 19h. 1/2h de décalage horaire, expliquez-moi l'intérêt. Je passe la nuit dans une auberge de jeunesse. Le lendemain, 6h15 je prends le bus pour Cape Jervis, 2h de trajet et enfin 1h de ferry jusqu'à Kangaroo Island. Et vous savez quoi ? Y'a pas de transports publics sur l'île ! 

Rencontres du 3ème type


Vlà-t'y pas qu'E.T. passe à la télé, génial ! Ça fait un bail que je l'ai pas vu. Par contre, les pubs c'est affreux ! 10 pages de pub de 2 à 3 minutes à chaque fois, parfois c'est flash info suivi de pubs, c'est dingue. Le pire c'est que c'est tout le temps les mêmes pubs, mon cerveau se liquéfie. En tout, le film aura duré 2h30.
Il est temps d'aller se coucher, je regarde le ciel étoilé, magique et j'aperçois une étrange lueur orange au loin, derrière les bois. Hum... Que faire ? Je préviens Andre l'air de rien "le ciel est magnifique ce soir, des étoiles partout. Il y a aussi un truc orange bizarre" Andre sort et est aussi perplexe que moi. Peut-être est-ce une soucoupe volante, E.T. vient nous rendre visite ? Une seule façon de le savoir, road trip ! À noter qu'il n'est pas très recommandé de conduire de nuit à cause des animaux. Andre roule doucement, on croise beaucoup d'opposums, c'est zarb comme animal.

Lueur orange dans la nuit
La lueur orange brille de plus en plus, on approche et on se perd en conjectures. On est prêt à croire n'importe quoi dans cet étrange pays de barges.
Finalement, ce n'était qu'un feu, quelle déception. Mais c'était fun ! On a continué notre safari by night jusque chez Jason. La pancarte "attention mine" m'a fait peur avant de penser qu'en Australie ce qui est le plus courant ne sont pas les mines "Boum" mais les mines trous géants. On reste peu de temps chez Jason (il est déjà au lit) et nous rentrons tranquillement. Malheureusement, on ne voit ni wombats (désolée Sophie), ni kangourous sur le chemin du retour.

Safari
Un soir, Wayne vient nous rendre visite avec une bouteille de vin rouge. Wayne a vécu à Mangana Mission avant Andre, il connaît très bien le vortex qui entoure Mangana. D'ailleurs, il m'apprend que si je me couche sur le dos dans Mangana Hilton, les mains bien à plat, la rivière sous-terraine devrait me faire léviter. J'ai pas eu le temps d'essayer, dommage. La cinquantaine, la moustache et les cheveux blancs, tatouages délavés sur les bras, Wayne est un mineur/masseur et dans une vie antérieure c'était un indien d'Amérique. C'est également un spécialiste du cosmos, évidemment. Lui aussi est persuadé que le 21/12/2012 il va se passer quelque chose. Il a été en haut du Machu Picchu et il a vu le point final du calendrier Maya ou Inca, je sais plus trop. Wayne est un grand voyageur. Ça sera donc la fin des temps, mais pas la fin de la planète, juste l'anéantissement partiel de notre civilisation. Ça tombe bien, on est trop sur Terre, il faut faire de la place. Ah ben c'est pratique. Il partage l'avis d'Andre et pense que Mangana est un lieu sûr et protégé, parce qu'il a vu la future carte de la planète. Je ne sais plus s'il l'a vu sur Internet ou dans une de ses visions mystiques. En tout cas, si vous restez en France, réfugiez-vous en haut du Mont Blanc, c'est plus prudent. De toute façon, s'il ne se passe rien en 2012, c'est un astéroïde géant qui va percuter la Terre en 2029 ou alors l'accumulation de méthane dans la stratosphère et une explosion solaire sera le cocktail parfait pour réduire la planète en poussière. Bref, un avenir radieux nous attend. 
Paradoxalement, Wayne, en lisant les lignes de ma main, m'annonce que je vais vivre jusqu'à 70 ans. D'après mes mains, j'ai aussi une carence en je sais pas quoi (j'ai pas compris, un truc qui ressemble à "iode", Andre me dit que c'est ce qu'il y a dans le sel, bref, je sais pas), il a eu confirmation en regardant une de mes oreilles. Il m'a conseillé de faire une quête spirituelle pour avoir une vision me révélant à moi-même. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de passer des heures dans un sauna en buvant des litres de flotte et en prenant quelques douches pour se laver de ses problèmes. À un moment, mon animal totem devrait venir à moi et me montrer quelque chose. Il m'a aussi dit quels étaient les signes compatibles du verseau, mais j'ai complètement zappé, j'ai pas pu tout enregistrer.
On s'ennuie jamais à Mangana Mission !

le ciel étoilé de Mangana

lundi 7 novembre 2011

Jardiner avec des gants, c'est bien


Le premier jour à Mangana Mission, je dois déterrer des cailloux avec une pioche qui pèse pas mal et libérer un grillage. Je refuse les gants que me propose Andre parce que c'est pas pratique, ça me gêne (j'imagine un chirurgien "j'opère sans gants, c'est plus confortable"). Le lendemain matin, je suis rouillée de partout, j'ai mal à des muscles que je ne connaissais même pas. Et mes pauvres mains... ampoules et griffures, bien joué !
Mon deuxième boulot, consiste à désherber autour des rosiers. Certains penseront que c'est un sacré retour de karma dans les dents. Bref, je continue sans gants, c'est plus facile, meilleure prise. Le problème c'est que désherber ne nécessite pas de cerveau, il vagabonde donc et j'en oublie que je jardine près de rosiers qui ont, forcément, des épines. Aïe. Je décide finalement de mettre les gants. Les Kings of Convenience ont raison "Failure is always the best way to learn". Les poules viennent m'aider mais elles mangent les feuilles des rosiers, pas très utiles. Victor le chat me donne un coup de main et je suis ravie de porter des gants. Il est gentil Victor mais un peu stupide, il adore venir se coucher dans le lavabo quand je me brosse les dents ou se promener sur l'évier lorsque je fais la vaisselle. Il a compris le principe de la chattière il y a quelques semaines seulement, c'est bien Victor !
Victor
Je continue donc mon désherbage avec gants cette fois, et là je vois, pardonne-moi Marie-Claude, Nom de Dieu de bon Dieu, une putain d'araignée !! J'ai jamais vu ça. Une espèce d'énorme truc noir et blanc, j'ai fait un sacré bond en arrière, c'est affreux. Quel diamètre me demandez-vous ? Franchement, je n'ai pensé ni à mesurer, ni à aller chercher mon appareil-photo, désolée. Je sais juste que je n'avais jamais vu une araignée aussi grosse. Andre n'est pas loin, je lui expose la situation et il vient gentiment déloger la chose. Au passage, il me dit que l'araignée n'est pas si grosse que ça. Ah ? Donc, si je ne meurs pas piquée ou mordue par un insecte ou un serpent, je vais probablement faire un arrêt cardiaque en voyant une araignée géante.
Je continue mon boulot, tremblante, j'ai sifflé Victor au cas où, mais il est vraiment inutile. En réalité, j'ai sifflé les poules, Andre m'a appris qu'elles mangeaient les araignées, et Victor a déboulé aussi. Bien sûr, rosier suivant, araignée orange, un peu plus petite. J'essaye de garder mon sang froid, mais c'est pas facile. Je passe au suivant et lorsque je reviens, elle a disparu.
Conclusion : jardiner avec des gants, c'est bien.

Je passe le bonjour aux chats Canon, Mali, Anakin, Lulla, Bianca, Paz and last but not least Mona Lisa qui s'entendrait à merveille avec Victor.

Bienvenue à Mangana

Mangana : une vieille église, une autre hantée, quelques maisons, des moutons, des vaches, 26 habitants (27 avec moi). La population double en été, notamment à Noël. Voilà donc le lieu de ma première expérience Helpexchange. En gros, je suis logée et nourrie contre quelques heures de menus travaux. Moyen économique et sympathique de voyager.
Andre est venu me chercher à l'arrêt de bus à Fingal. Gars sympa, la cinquantaine, piercing Yin et Yang à l'oreille gauche. Pendant la dizaine de kilomètres jusqu'à Mangana, on discute. Andre est ravi de pouvoir enfin parler après avoir passé deux semaines avec un coréen qui avait du mal à aligner deux mots d'anglais.

Andre est "fermier" à Mangana Mission (c'est le nom de sa ferme) depuis 4 ans. Avant, il était banquier à Melbourne. Il est bouddhiste, moitié français, moitié hongrois, né en Australie, croit aux fantômes, aux aliens, veut se faire tatouer un calamar sur le bras et se prépare pour le 21/12/2012 : les tsunamis qu'il prévoit ne toucheront pas Mangana qui restera un lieu sûr de ce qui restera de la planète (Nicolas, je t'ai réservé une place si jamais ça t'intéresse). C'est aussi un sacré recycleur de BIB : les cartons servent de range paperasses et il veut gonfler les "sacs" de vin à l'hélium pour faire un dirigeable. En clair, Andre est cloolsse.

Mangana Mission est situé sur un vortex, il s'y passe donc des choses étranges, paraît-il. La maison est un peu rustique mais confortable : Playstation 2 (j'ai essayé Guitar Hero, je ne suis vraiment pas douée), grande télé, Dolby surround, Internet, le minimum vital quoi. Une araignée "apprivoisée" dans la salle de bain, trois chats (Princess, Precious et Victor) et des souris dans les murs du "pantry". Ma chambre est dans une cabane nommée Mangana Hilton, juste à côté de la maison. Du bonheur de dormir dans une chambre seule et en plus dans un grand lit, youpi. La cabane n'a pas d'isolation, les premières nuits sont un peu fraîches, entre 6° et 10°, mais on s'y habitue assez vite. Certes, j'ai trois couvertures et deux couettes, ça aide aussi. J'ai une télé avec lecteur DVD et pleins de DVD, chouette. J'en ai pas regardé un seul.
Mangana Hilton
Il y aussi un potager (Andre veut planter des pommes de terre pour en faire de la vodka), des vignes, un verger, un spa, des roses, une serre, une scène, des grenouilles, un van, une espèce de quad mais plus gros, un terrain de golf en cours de "construction", une aire de tir, un poulailler (8 poules et un poussin né pendant mon séjour, comme il est noir, il s'appelle Noir), une autre cabane, plus grande avec chambre, salle de bain, brasserie et bibliothèque. Et un bois. Dans lequel vivent des kangourous et autres wallabys, d'ailleurs on les entend avant de les voir, le boucan que ça fait quand ça décampe en sautant ! Andre me prévient "si t'entends des bruits le soir autour de Mangana Hilton, n'aie pas peur, c'est les kangourous ou les wombats ou les opposums, c'est normal". Ah bon d'accord. Bon, en fait, le premier soir, c'est assez flippant : il fait nuit, il fait froid, il y a plein de bruits bizarres de partout, bonjour l'angoisse. Mais ça passe. Y-a-t-il des bestioles mortellement dangereuses dans les parages? Non, les araignées sont inoffensives, même les énormes, et la dernière personne morte suite à une morsure de serpent remonte à 120 ans. C'est rassurant.


Je travaille donc 4 heures par jour dans le jardin, il fait super beau, c'est sympa. Important, le soleil tape très fort, ne pas oublier la crème solaire. J'ai pensé à la crème solaire, j'ai juste oublié la nuque et les oreilles, aïe, brûlures au 451ème degrè, au moins. Horaires cool :10h-12h, 13h-15h. En plus, je nourris les poules, j'aide Andre en cuisine et je fais la vaisselle. Easy, peasy, lemon squeezy !
Le soir, on regarde la télé, Andre suit quelques émissions : X-Factor, The beauty and the geek, et d'autres trucs dont j'ai oublié le nom. On cause aussi, il va tenter de me soigner parce que mes chakras sont fermés (j'ai fait le test, c'est vrai), c'est pas gagné.
J'ai droit à un jour de congé, cool ! Andre m'emmène voir quelques plages beautiful, puis on fait les courses à St Helens dans 6 magasins différents et enfin on mange sur un bateau le meilleur fish and chips de ma vie. Je m'en pourlèche encore les babines, genre Omer Simpson rêvant d'un donut.

que c'est beautiful
Vendredi soir, c'est pizza night à Mangana Mission ! Malheureusement Phil ne peut pas venir, il est convié à l'anniversaire d'un type de 85 ans. Mais je le rencontre quand même parce qu'il vient prendre une douche à la maison. Pourquoi ? Aucune idée... On ne sera donc que 4 avec Jason et Jane ; Andre fait 3 pizzas : une pimentée, une non pimentée, et une aux fruits de mer moitié moitié. On passe une bonne soirée, les pizzas sont tops, Jason assure grave à la guitare et sait bien chanter, Jane et Andre l'accompagnent au chant et au tambourin. Malheureusement, je ne connais presque aucune des chansons et j'ai encore des quintes de toux le soir, quel dommage. À 23h, Andre est au lit (vin et bières depuis 17h) et Jane est complètement HS (joints, vin et cidre), la fête est finie. Heureusement, Jane dort dans l'autre cabane et ne reprend pas la route, me voilà rassurée.


Ce fut une semaine vraiment agréable, j'ai mangé comme un ogre (mes choix de chocolat chez Cadbury sont fantastiques), Andre est content de mon travail, il a fait un temps sublime, j'ai rencontré des gens sympas, et manger un œuf frais le matin c'est cloolsse.

vendredi 4 novembre 2011

m&m's blanc


m&m's à la noix de coco, effet bounty en gros. Certes, il faut aimer la noix de coco. Ce n'est pas trop mon fort, mais c'était moins écœurant que ce que je croyais. Il n'y a que 3 couleurs de m&m's à l'intérieur : vert, marron et blanc. Parfois, il y a des dessins genre une chaise longue, un cocotier, c'est les vacances quoi !


vendredi 28 octobre 2011

... dairy ! Milk, Cadbury. Charlie et la chocolaterie.

Amen
Je ne pouvais pas ne pas y aller. A Claremont, à quelques kilomètres de Hobart, se trouve une usine Cadbury. Et on peut y aller ! Malheureusement, depuis quelques temps, la visite de "l'intérieur" de l'usine n'est plus possible pour des raisons sanitaires (quel dommage).
Ce matin, quelle chance, il pleut ! C'est le moment idéal pour prendre le bus direction Claremont. Le chauffeur me dépose juste devant l'entrée de Cadbury, the chocolate factory. Une fois l'entrée payée (7,50$, c'est pas la ruine), une tablette de dairy milk chocolate est offerte, oh yeah ! Bon, évidemment, boutique souvenirs avec des trucs franchement pourris comme partout, mais on s'en fout, c'est une chocolaterie (D'ailleurs, Fred t'as échappé à un ignoble cadeau-souvenir).
Puis, c'est l'heure de la présentation. On est une quinzaine, et tous les 1/4 d'heure il y a un nouveau groupe, ça turbine à donf là-dedans. Donc un gentil monsieur de chez Cadbury nous explique comment on fait du chocolat Cadbury, et nous donne quelques petits échantillons à grignoter, j'aime ça. Après ça, on regarde un film sur l'histoire Cadbury, à quel point ils sont géniaux, intelligents et leurs chocolats délicieux. C'est pas faux.
J'ai goûté à du chocolat liquide 100% pur cacao, à peine un peu, et déjà ça sature les papilles. J'ai bu certainement le meilleur chocolat chaud de ma vie : une sacrée cuillerée de "flocons" de 3 chocolats, blanc, au lait, noir, et par-dessus du lait chaud. Moi je dis bravo !

flocons de chocolat
Et là, c'est le drame. Le magasin Cadbury. Tout y est au prix "usine", c'est le paradis. J'y ai passé beaucoup de temps, mais j'ai réussi à me maîtriser, j'en ai eu pour à peine 15$ !
Maintenant, il va falloir que je goûte tout ça, je ne connais pas trop les chocolats Cadbury en fait.

mes achats
J'ai passé l'après-midi avec Kathleen et sa pote Michelle, les deux canadiennes. Elles ont loué une voiture, et nous sommes parties à Port Arthur. Paysages magnifiques, le temps est au beau fixe, Michelle conduit bien, tout va pour le mieux.
Port Arthur, à 60 km d'Hobart, est un ancien centre pénitentiaire gigantesque, actif de 1833 à 1877. Et c'est très beautiful. On aurait presque envie d'aller en taule. C'est peut-être ce à quoi pensait le type qui a tiré sur tout le monde en 1996 (35 morts).

Port Arthur
Bref, c'est très certainement hanté, (il y a d'ailleurs une visite spéciale fantômes sur l'île des morts), ça a été en partie détruit par des incendies à la fin du XIXème, et maintenant c'est un des sites touristiques les plus importants de Tasmanie. Assez étrange quand même, surtout la visite de la prison séparée. Ils ont tenté une sorte de prison alternative d'isolement et de contemplation. Les prisonniers étaient enfermés 23h par jour dans des cellules individuelles et avaient droit à 1h d'exercice par jour, seul, dans une cour aux murs élevés. ça a pas été une réussite.


On rentre tranquillement, paysages incroyables au soleil couchant et leçons de français, c'est formidable.