La boucle est bouclée

mardi 27 mars 2012

Quelle est la couleur des petits pois ?

Je me souviens de mes premiers Maîtres : Mamie C., Céliautre et Al.
Je me souviens avoir été apprentie, le bas de l'échelle.
Je me souviens des stagiaires, je n'étais alors plus le bas de l'échelle pour quelques jours, niark, niark, niark...
Je me souviens avoir nettoyé la cave, déplacé des tables, rangé des chaises.
Je me souviens avoir placardé des affiches dans toute la ville pour le "Printemps des poètes".
Je me souviens des "taftifs du temps" et du "rayon trappeur".
Je me souviens de la rentrée scolaire et du "New String".
Je me souviens des demandes précises comme "je voudrais le livre de Maths chez Nathan".
Je me souviens du catalogue Nathan (le pire du mieux).
Je me souviens des chéquiers lecture, des chèques cautions, des arrhes compensées et des explications acrobatiques qui vont avec.
Je me souviens de Mr Coqauvin qui nous remonta le moral en plein coeur de la rentrée scolaire.
Je me souviens n'avoir rien pigé en entendant "Bonjour est-ce que Le Rastoul est là ?".
Je me souviens de l'Antre d'Al au 3ème étage et y avoir ficelé un paquet de cartons.
Je me souviens du cours sur le ficelage de carton.
Je me souviens des retours Beaux Livres du 4ème étage.
Je me souviens du fusil-harpon.
Je me souviens des J.O. des retours.

Je me souviens des livraisons en C15.
Je me souviens du masque en Canson orange de Mamie C.
Je me souviens des explications de Le Rastoul au téléphone "Le livre est manquant noté chez l'éditeur, ça veut dire que l'éditeur il l'a noté chez lui et qu'il l'enverra quand il sera plus manquant".
Je me souviens du Bureau.
Je me souviens de "Napoléon mon cul, cet enflure avec son chapeau à la con !".
Je me souviens des jeux de mots du docteur ès calembours.
Je me souviens du jazz au 2ème étage.
Je me souviens de l'inventaire le dimanche.
Je me souviens des prairies bordées de cactus, ah non là je m'égare.
Je me souviens du client au nom en totale adéquation avec son comportement, au téléphone "J'adore les livres sur les animaux pour les enfants. Celui que je veux il y a un tigre sur la couverture, vous pouvez me le mettre de côté ?"
Je me souviens de l'impatience des philatélistes (nouveau titre de Katherine Pancol ?).
Je me souviens de "Non, mais il/elle est très en avance pour son âge".
Je me souviens avoir dû appeler l'ex-mari d'une cliente qui n'arrivait pas à choisir entre deux livres pour l'anniversaire de son fils.
Je me souviens des paquets-cadeaux.
Je me souviens des pauses goûter.
Je me souviens des cendriers dans les réserves.
Je me souviens des présentoirs que j'ai cognés.
Je ne me souviens d'aucun code ISBN et c'est rassurant.
Je me souviens de "Spool".
Je me souviens de System 3 et ses citations quotidiennes.
Je me souviens du temps passé à chercher un livre, en vain.
Je me souviens de beaucoup de clients chiants, barges et bien peu des clients sympas.
Je me souviens des profs, des bibliothécaires et des documentalistes.
Je me souviens avoir explosé les cartons défectueux à coups de poing dans l'Antre.
Je me souviens des gens qui se cassent la gueule dans l'escalier.
Je me souviens de l’ascenseur effrayant.
Je me souviens comment ça fait trop mal de se couper avec les pages d'un livre
Je me souviens avoir voulu classer les livres par couleur mais personne n'a jamais accepté.
Je me souviens de l'enthousiasme sans faille de La Lorraine.
Je me souviens des demandes absurdes, délirantes, incompréhensibles, énigmatiques, méli-mélo...
Je me souviens des appels téléphoniques dignes de la boucherie Sanzot.
Je me souviens d'Enference.
Je me souviens de la papeterie
Je me souviens de "Marc Lévy m'a tuer".
Je me souviens de "vous vendez des livres ?"
Je me souviens de cette famille tentant de trouver LE livre à la lumière de leur Iphone, le magasin étant fermé, lumières éteintes.
Je me souviens des comptes d'apothicaires tous les soirs.
Je me souviens des changements de prix en début d'année.
Je ne me souviens pas du changement de la TVA.
Je me souviens que j'aurai pas de boulot en rentrant.


Au fait, les petits pois sont rouges, évidemment.

Mi-parcours

Vous savez quoi ? Dans 2 jours, ça fera 6 mois que je suis en Australie. Dingue, non ? Et 6 mois après mon débarquement du Hanjin Mundra, devinez chez qui je suis ?
Certes, je peux attendre longtemps avant qu'une bonne âme ne réponde à cette question...
Je suis à Surfers Paradise, sur l'île de Capri (pas loin de la Via Roma), chez Brian et Scott !! ça par exemple ! Ben ils sont toujours aussi gentils. Et ils ont une bien belle maison avec piscine.

Je risque d'en croiser d'ici un mois ou deux...
Surfers Paradise, est située sur la Gold Coast. Mais qu'est-ce donc que la Gold Coast ? Wikipédia me dit que c'est une conurbation, j'ai failli lui répondre "Reste poli, petit !".
Si j'ai tout compris, la Gold Coast s'étend sur  50km, de Tweed Heads à South Stradbroke Island. C'est une succession de "villes", tellement proches les unes des autres (on passe de l'une à l'autre sans s'en rendre compte) que ça forme une ville énorme nommée Gold Coast.
La Gold Coast c'est des buildings, une grande plage et tout est doré, paraît-il.


Scott, sympa comme il est, vient carrément me chercher à Byron Bay. Petit tour dans la campagne (à cause de routes barrées), puis bonjour le Queensland ! Tweed Heads est la ville frontière entre le Queensland et la Nouvelle-Galles du Sud. La Tweed River, qui traverse la ville, est la séparation entre les deux Etats. Dans le Queensland, ils ne connaissent pas l'heure d'été, je recule donc ma montre d'une heure. ça doit être funky d'habiter à Tweed Heads s'ils ont pas la même heure partout !


python
Petite balade le long de la côte, le temps est maussade, et nous allons au Wildlife Sanctuary à Currumbin. Il commence à pleuvoir un peu. Superbes oiseaux, serpents, crocodiles, lézards, il pleut un peu plus fort, des koalas qui dorment et qui se réveillent en sentant les branches d'eucalyptus fraîchement coupées arriver pile devant leurs nez, attention au petit train, kangourous, wallabies, émeus, il pleut comme c'est pas permis, cassowary, où est la sortie, chouette un diable de Tasmanie, la promenade des dingos, ils ont l'air con tous avec leurs ponchos mais bon nous on est trempé, je n'ai jamais vu ça.

à la bouffe !
Changement de plan, on rentre à la maison en traversant Miami. Séchage, changeage, bonjour Brian ! On repart, nous allons déjeuner au Surf Club. A l'entrée, on doit présenter sa carte d'identité et remplir une fiche d'informations, ils sont barges les types. Mais bon, la bouffe est bonne, ça compense. Magnifique vue sur le ciel gris et la pluie.
Pendant ce temps là, sur la Sunshine Coast (c'te blague !), flash flood ! Il est tombé 100 mm en 1h.

émeu
Scott me fait ensuite visiter l'appart qu'il vient d'acheter et qui est en plein travaux. 170m² (balcon inclus), 25ème étage, piscine, terrain de tennis, vue sur l'océan, à deux pas de la plage, j'avoue, ça en jette.

vue de chez Scott
Le lendemain, grand soleil, on va à Tamborine Mountain, petite promenade dans la forêt, beaucoup de boue (tu m'étonnes !), c'est marrant. De retour dans la voiture, Scott sent un truc dans sa godasse, et je sens aussi quelque chose sur ma jambe. Il attrape le machin dans sa chaussette, s'énerve, sort de la voiture, gigote de partout et écrase l'intrus. Sangsues, bonjour ! C'est dégueulasse.

Gold Coast
Le soir, Scott et Brian préparent le dîner entre deux matchs de rugby et nous dégustons nos steaks devant Rebels vs Force. Et ben c'est les bleus qui ont gagné !

la montagne, ça vous gagne
Brian me fait visiter Sanctuary Cove, qui était une espèce de résidence fermée avec tout ce qu'il faut. Maintenant c'est plus un truc à touristes. On déjeune à St Tropez ! Le soir, il m'emmène dîner dans un resto indien avec ses deux amies Beryl et Sandra. Je me vois forcée de boire une flûte de champagne à ma santé (et pour l'anniversaire de ma maman aussi). J'aime vraiment pas ça. Je crois que ça a un peu affecté mon équilibre aussi... Chères familles, je suis au regret de vous apprendre que je n'aime toujours pas le champagne ni le vin, j'ai retenté à Sydney. Ne me déshéritez pas s'il vous plaît.


Le dernier soir, Scott, Brian et moi dînons ensemble chez Vapiano (à 18h30, youhou !), il y a des pots de basilic sur la table. Je goûte la Ginger Beer, c'est très bon (et sans alcool !). Je mange enfin du pain digne de ce nom, quel bonheur... Je finis mes pâtes, juste pour le plaisir de nettoyer mon assiette au pain. 
Ginger Beer
ça m'a fait bien plaisir de les retrouver ces chers passagers de cargo, on s'est remémoré nos souvenirs du Hanjin Mundra, c'était le bon temps...

jeudi 22 mars 2012

Apocalypse Now



J'ai pris mon premier bain dans le Pacifique pendant mon premier cours de surf. Je sais, c'est la classe.
Mathilde m'a proposé "demain, j'ai envie de prendre un cours de surf, ça te dit ?"
J'ai peur des requins, de l'océan, du ridicule, en toute logique j'ai répondu "euh, ouais".

13h30, un mini-bus déboule, on grimpe, Gaz le chauffeur/professeur nous souhaite la bienvenue, les autres aspirants surfeurs aussi. Gaz, tout un poème, le cliché parfait : vieux surfeur, casquette vissée sur le crâne, lunettes de soleil, cheveux longs, étrangement blonds, courte barbe, parlant sans arrêt, short, T-shirt, tongs, cool le gars. On récupère d'autres élèves sur le chemin, le deuxième prof, Marc, plus jeune, et en route vers la plage. Je ne sais même plus sur quelle plage nous allons. La conduite de Gaz est spéciale, à base de demis-tour en pagaille. Nous voilà sur place, on a droit a un vieux T-shirt rouge humide, on transporte deux planches à deux et on descend sur la plage.

Gaz dans toute sa splendeur (mais sans casquette et lunettes)
On commence par un court échauffement à l'arrache mené de main de maître par Mr Gaz. Étirements, du yoga surf (tous des hippies...), une prière au Dieu du surf... Puis, place à l'action, mais sur le sable. Gaz nous explique les mouvements à une vitesse incroyable et on l'imte comme on peut. On a l'air malin à tenter de se lever sur nos planches, sur la terre ferme. Enfin, cours rapide sur l'océan, les courants, les vagues, le code de conduite du surfeur, le tout grâce à Google Sand. Le mieux, les signes à connaître : "aidez-moi, je me noie" ou "sortez de l'eau y'a un requin/une méduse". Dernier conseil de Gaz face aux courants : "Go with the flow !"

oui, on a l'air crétin
Je suis pétrifiée, il fait gris, le temps est menaçant, j'ai peur de me noyer, de me faire croquer par un requin, j'ai l'impression de n'avoir rien compris à cette affaire mais tous s'avancent vers l'océan traînant leurs planches et tentant de ne pas se prendre les pieds dans leurs fils à jambe. Je les suis et plouf, premier bain dans le Pacifique. J'avance tant bien que mal, les vagues essayant de me refouler vers la plage. Puis vient mon tour, je m'allonge sur la planche, le prof attend un vague gentille, pousse la planche et lance un "Go !" Sans trop comprendre, je me souviens de ce qu'il faut faire et me voilà debout sur une planche de surf, poussée tranquillement par une vague ridicule. Peu importe, c'est trop cool ! Par contre, j'ai zappé le comment ça s'arrête. Je décide donc d'adopter la technique du "saute dans la flotte, ça ira". Beaucoup moins classe, j'en conviens, mais ça fonctionne.
Et on recommence encore et encore : marcher à contre-courant en tenant bien la planche, se prendre des vagues dans la tronche, arrivée au point attendre en scrutant l'horizon à la recherche d'éventuels requins et ensuite se laisser propulser par le prof, se mettre debout et terminer dans un grand "splash !"
Ça fatigue quand même, j'en ai plein les pattes. Retour sur la plage, petit cours sur le pagayage, comment marcher sur sa planche (trop facile !) et ça repart. Cette fois-ci, les profs ne nous poussent plus, ils nous faut ramer, c'est plus complexe surtout que je suis rétamée.

on est tous content !
Il y a évidemment des photos de cette fantastique leçon de plus de 3h30, et non elles ne seront pas en ligne (juste les photos de groupe), quel dommage.
C'était bien chouette ce cours de surf, mais je ne sais pas si je recommencerai, trop peur des requins.

Voilà le seul film de surf que j'ai vu


mercredi 21 mars 2012

Baïeurronneuh Baieuh


J'étais censée rester 3 nuits à Byron Bay, arrivée à l'auberge on m'a fait payer 5 nuits, alors je suis restée une semaine. Comme lu dans le Lonely Planet, Byron Bay "On y vient pour un week-end, une semaine, ou pour toujours..." Une semaine suffira, faut pas déconner !

no comment
Dans les épisodes précédents, je vous ai raconté que j'avais rencontré des gens cools à Sydney, dont des français (c'est possible). Même que j'ai rencontré une plus ou moins toulousaine, Mathilde. Quand je lui ai demandé "Oh trop fort, mais d'où à Toulouse ?" elle m'a répondu "Non, en fait je viens d'Auzeville." Tout à fait, je la chambre encore.
Hasard du calendrier, on se retrouve à Byron Bay et on a passé 4 jours à parler avec un accent forcé du Sud improbable ; ça fait du bien. On est même allé faire du surf ensemble, mais c'est une autre histoire.

cool et high-tech
Byron Bay, ville proche de la frontière entre la Nouvelle Galles du Sud et le Queensland, sur la côte Est de l'Australie, point le plus oriental du pays (même si en fait on dirait pas, mais ce doit être une illusion d'optique), ville de hippies.
À Byron Bay, il y a des vieux hippies, des jeunes surfeurs et vice-versa. Les gens se promènent pieds nus ou en tongs. Les surfeurs portent leurs planches à pied, en vélo, en skate, en scooter ou en van. On a l'impression que tout le monde est bronzé et blond.

Le vieil homme au surf à vélo et la mer
Il y a toujours du sable partout : sur la plage, dans un magasin, dans l'auberge de jeunesse, dans ma chambre, dans mon lit, dans ma bouche (ça c'était pendant le cours de surf).
À Byron Bay, il y a une française qui vend des dumplings dans un magasin asiatique.
Même quand il pleut, on dirait qu'il fait beau, les cyclistes pédalent avec un parapluie et ils ont tous l'air content.

le magasin plein de sable
À Byron Bay, j'ai vu un gars se promener sur la plage, s'arrêter soudainement, se désaper intégralement et courir dans l'océan. Certainement qu'il ne pouvait pas résister à l'appel des vagues. Il est sorti, s'est refringué et a continué sa route, l'air béat.
À Byron Bay, il y a des arcs-en-ciel dans le ciel, dans les magasins, sur les voitures et un peu dans le coeur aussi (comme Tchang).

l'arc-en-ciel géant, dit des bisounours
Il y a le phare le plus à l'Est de l'Australie, le célèbre phare dit de l'association car construit en 1901. Chouette balade pour y accéder, le long de la plage, puis au-dessus. On est censé apercevoir des dauphins mais point de dauphins à l'horizon, par contre on voit des raies et un dahut (ou peut-être était-ce une chèvre, tout simplement). Beaucoup de dindons aussi, mais pas dans l'eau. Et des perroquets qui font un boucan terrible en se rassemblant dans les pins au soleil couchant (c'est aussi bucolique qu'une balade en poney).

ceci est une raie, tout à fait, c'est le ranger qui l'a dit
Les plages sont très grandes, très belles, et certaines sont vides, c'est fantastique. J'y ai vu des méduses bizarres échouées sur le sable, des genre de crabes couleur sable, un truc bleu minuscule qui avait l'air mort mais en fait non (certainement une forme de vie extra-terrestre), des surfeurs, des kayakistes et un type qui s'essayait au parapente mais qui n'a jamais réussi à décoller.

Tallow Beach
À Byron Bay, on peut acheter des meubles garantis sans gluten.
J'ai vu un mini-serpent sur une chaise d'un café-librairie. Ce qui est pratique parce que la libraire est allée chercher un livre sur les reptiles et on a su ce que c'était comme serpent. Mais je ne m'en souviens plus...

le serpent du café-librairie
Le soir, les rues de Byron Bay sont animées. Beaucoup de chanteurs à guitares accoustiques, vieux ou jeunes, une chanteuse cool avec une mini-harpe. Puis, les vieux hippies vont se coucher, les jeunes surfeurs sont de sortie.

Byron Bay, la ville arc-en-ciel
À Byron Bay, on a des idées géniales ; c'est ainsi que Mathilde et moi avons une brillante idée pour notre retour en France à base de fringues, de cheesecakes et de livres (mais le reste est top secret)

mardi 20 mars 2012

m&m's de Pâques


Petits œufs au chocolat au lait avec des morceaux de mini m&m's (paquet violet) dedans, trop génial !


lundi 19 mars 2012

Yummy !

À Sydney, j'ai testé la nourriture asiatique. Grâce à mes colocataires thaïlandaises, taïwanaises, coréenne, japonaises qui m'ont fait goûter des trucs, un peu bizarres parfois, mais en général très bon.

brunch japonais du dimanche
Ça a commencé quand j'avais mon rhume, trop la flemme de sortir, j'ai grand faim et très envie de sushis. Miracle, Tiffany la coréenne revient de son boulot, dépose un plateau géant de sushis sur la table "mangez, c'est pour tout le monde". Elle travaille dans un resto japonais, un client a commandé et payé 3 plateaux qu'il n'est pas venu chercher, donc... trop de chance, j'ai beaucoup apprecié.


Puis Luck la thaïlandaise m'a fait tester des trucs vraiment très étrange comme cette "soupe" au lait de coco avec glaçons, morceaux de fruits inconnus, haricots rouges (ils sont partout !), oursons en gélatine... ou des machins aux œufs (je sais cette description est sensationnelle, vous voyez exactement de quoi je veux parler)

lait de coco et trucs bizarres
Yen la taïwanaise cuisine tout le temps. Que ce soit à 6h du matin, à 16h, ou à 23h (je ne comprends pas tellement ses heures de repas), et elle me fait tout essayer "mange, c'est bon". Je lui ai en retour appris que les Coco Pops avec du lait c'est très bon, que le yahourt nature c'est meilleur en y ajoutant de la confiture, que les sandwiches beurre de cacahuète/confiture c'est génial et nous avons acheté un pot de glace au chocolat de 2L en garde alternée. Elle avait perdu 10 kilos avant que j'arrive, elle en a repris 5 grâce à moi !
crêpe japonaise
ramen avec naruto
Avec Yasuko et Kumico les japonaises, on va au resto ou bien elles cuisinent. Elles me font découvrir la cuisine japonaise, c'est sensass' : udon, onigiri, ramen (avec naruto), omelette bizarre, crêpes japonaises, croquette, maki, soupe miso... j'en ai de la chance. Elles m'ont embarquée dans un resto de ramen parce qu'elles me voyaient manger des noodles assez souvent, alors elles ont décidé de me faire découvrir les vraies nouilles japonaises et c'était très bon. Nous sommes aussi allées dans un resto à sushi, nous nous sommes installées devant le train, c'était magique tous ces sushis qui défilaient devant mes yeux. (j'ai d'ailleurs eu une idée de génie pour améliorer les sushis train). Sushi au poulpe ! Je me jette dessus, manque de m'étouffer avec, j'allais prendre mon verre d'eau lorsque je me suis souvenue du passage du Lonely Planet Corée du Sud : risque de mourir étouffé si on boit pour faire passer un sushi au poulpe. Bon, il a fini par passer le morceau de tako.

sushi train
Un soir, Joy la thaïlandaise et Yukari la japonaise décident de cuisiner, je suis là, j'ai du bol : onigiri, gyoza et soupe thaï dont j'ai jamais pigé le nom mais c'est super bon, pas épicé et des saveurs incroyables malgré le foie de poulet.

soupe thaï au nom imprononçable

Chicken Pad Thaï
Le dernier soir, je vais dans un resto thaï avec Luck et Joy. Sachant que je ne peux pas manger pimenté, elle me commande un Pad Thaï que c'est une tuerie grave comment que c'est trop bon, parfumé (vive la coriandre, on ne le dit pas assez). Je goûte aussi quelques autres trucs, fish cake, c'est bon, fines nouilles aux crevettes géantes c'est excellent mais vraiment trop poivré et je ne tente pas le poulet au basilic hyper pimenté avec des oeufs bizarres. Les desserts sont étranges : pancakes verts au taro, il semblerait que je n'aime pas la taro, et crêpes à l'oeuf, au lait concentré et au sucre, vraiment trop sucré c'est pas possible.

pancake vert au taro
Mais il y a aussi Dawn la canadienne qui m'initie au Grilled Cheese Sandwich. C'est assez simple, il suffit d'avoir du bon pain et du bon fromage. Ce qui est en fait compliqué en Australie. Rapez une grande quantité de fromage, coupez deux tranches de pain, beurrez une face de chaque tranche. Mettez la première tranche, face beurrée dans une poêle, rajoutez le fromage rapé puis la seconde tranche de pain. Attendez, retournez le sandwich, attendez encore. C'est prêt avant que le tout ne brûle et lorsque le fromage fait effet glue entre les deux tranches. Mangez chaud, c'est trop bon ! En plus, on peut essayer avec plein de variétés de fromages, voire même les combiner. En échange, je lui ai appris comment manger des Tim-Tam convenablement. On a eu une idée de génie : avoir un camion bouffe ne proposant que des grilled cheese sandwichs et des crêpes, ça ferait un malheur au Canada apparemment.

Grilled Cheese Sandwich
Il y a aussi eu des ratés quand même. Je me suis encore fait avoir par un gâteau coréen avec ces terribles haricots rouge. Une prune japonaise à l'odeur immonde, qu'on doit croquer comme une noisette tellement c'est dur. Yasuko m'encourage "c'est très bon, comme les pickles". Je croque un petit bout, c'est absolument atroce, je ne peux pas manger ça, c'est trop amer, salé...

gyozas, onigiris, soupe thaï, c'était trop yummy

dimanche 18 mars 2012

Alias (cette blague est nulle)

Finalement, je ne vous ai pas raconté grand chose de Sydney.

Sydney de loin (comme Alain)
Sydney, la plus grande ville d'Australie, 4 500 000 habitants, coincée entre l'océan Pacifique et les Blue Mountains, célèbre pour son Opéra, son pont et désormais célèbre pour son temps pourri. Mais j'ai eu quand même de la chance, j'ai eu un temps pas mal, je ne me plains pas trop.
Sydney est très différente de Melbourne, les gens y sont moins cools, la ville est plus sale, il y a beaucoup plus de trafic et l'attente aux passages piétons est un véritable supplice. Il y a aussi moins de musées et de chouettes librairies à mon goût. Quand je pense que je n'ai pas pu trouver The Walking Dead n°93 à Sydney, je n'en reviens toujours pas (seulement 3 librairies de Comics dans le centre!!)
Mais par contre, il y a énormément de plages, de parcs naturels et il y a même un monorail aérien (que je n'ai pas essayé) et des ferries.
Voilà ce que j'aime dans cette ville, en 10 minutes de ferry on est complètement ailleurs, en pleine nature, perdue dans une forêt ou sur une petite plage sympa. J'ai beaucoup marché le long de la baie de Sydney, c'était vraiment reposant, j'y ai croisé des lézards étranges et de nombreuses araignées dans leurs toiles. Je me suis baladée aussi le long de la côte Pacifique, c'était pas mal mais cet océan m'effraye encore.


Tout au bout du CBD, il y a The Royal Botanic Gardens, très chouette, encore une fois beaucoup d'araignées et des chauve-souris qui pioncent le jour la tête en bas, accrochées aux branches.



Dans le jardin, en longeant la baie, on arrive à l'Opéra, et ouais c'est très impressionnant en vrai. J'ai pas visité l'intérieur parce que, je sais plus pourquoi en fait. Mais l'extérieur est bien quand même ! Beaucoup de touristes, normal, qui prennent des poses d'un ridicule absolu, comme d'hab. Ça m'a un peu calmé de le voir pour de vrai la première fois cet Opéra, je ne saurai pas dire pourquoi. En plus, juste à côté Bim ! Le Sydney Harbour Bridge, autre symbole grandiose de la ville si ce n'est du pays. Le grand cintre comme ils l'appellent.
Je l'ai traversé à pied, belles vues, mais on a l'impression d'être en taule, des fils barbelés partout. Je ne sais pas si c'est pour éviter les suicides ou les ascensions sauvages. Parce qu'on peut grimper sur le pont, mais c'est pas pour moi, merci, je passe mon tour. J'ai sacrément mitraillé un lever de soleil depuis le pont, c'était bien, un peu frais quand même. J'y ai croisé des joggeurs, dès 5h30, ils sont barges ! Ou des gens qui promènent leurs chiens, je ne comprends pas... Et de l'autre côté du pont, Luna Park ! Youpi ! (je déconne, les parcs d'attractions c'est pas mon truc) Et une piscine aussi. Le coucher de soleil de ce côté-ci c'est pas mal. Surtout lorsque les chauve-souris s'éveillent enfin et s'envolent. Batman (et Batwoman également) est dans la place !


J'ai visité le centre et ses environs en long, en large et en travers ; c'est ça l'avantage de rester 7 semaines dans une ville sans avoir à travailler.
Darling Harbour, très pratique et assez agréable pour rentrer à la maison en évitant la circulation. Je n'ai visité aucun musée, zoo, ou aquarium. J'ai juste fait un tour à l'Observatoire, interrompu par l'alarme incendie. J'ai pu admirer la promptitude des pompiers Sydney-siders.
Je me suis baladée dans The Rocks, le vieux quartier de Sydney si on peut dire. J'y ai mangé du maïs grillé pour la première fois de ma vie, c'était vachement bon, mais pas très pratique à déguster debout. Sans surprise, je me suis tâchée.
Je me souviendrai du vieux chinois dans son échoppe de divination/massage chinois qui une fois la nuit tombée, sortait sa guitare, un micro, un ampli et se mettait à chanter à l'intérieur, l'ampli sur le trottoir.
Je suis vite fait allée traîner mes guêtres du côtés de Kings Cross, le quartier "chaud", des boîtes de strip-tease, des clodos, des camés, un homme pigeon et j'y ai trouvé une super librairie d'occasion qui avait tous les livres que je voulais. Et j'ai réussi à résister, je n'ai acheté qu'un bouquin.

Kings Cross
Je me suis baladée partout, de Chinatown à Manly, en passant par Palm Beach, Surry Hills, Newtown, Glebe, Oxford St, Bondi, George St, jusqu'au Sydney Olympic Park et même Cockatoo Island. J'ai assisté à la Parade du Nouvel An Chinois, à la Parade du Mardi Gras, et à une compétition de surf .
Palm Beach

J'ai aussi découvert que je pouvais boire de l'alcool : la vodka-lemon est mon poison, mais je n'ai pas encore réussi à me bourrer la gueule.
Je m'y suis aussi fait des potes à Sydney. De France, du Japon, de Corée, de Taïwan, de Thaïlande... Vivre 7 semaines à 10 dans un T3, c'était également une expérience inédite et au final très intéressante. Ça m'a fait du bien de me poser pendant plus d'un mois sans avoir à refaire mes sacs toutes les semaines. Mais partir a été difficile, forcément. Reprendre "la route", revivre en auberge de jeunesse (oui bon c'était similaire à Sydney mais c'était mieux), se retrouver seule.
Mais il me reste 6 mois en Australie, j'ai déjà fait la moitié du voyage et il me reste un sacré bout de chemin à parcourir et encore plein de choses à découvrir : la grande barrière de corail, la plongée (je ne sais pas encore), le surf (j'hésite aussi), le centre et Uluru, et toute la côte ouest dont beaucoup de monde me fait l'éloge.

mercredi 14 mars 2012

Katoomba, Blue Mountains

Je suis arrivée à Katoomba lundi en début d'aprèm, il faisait pas très beau mais passable. Après jetage de sacs à l'auberge de jeunesse, je m'en vais voir les Blue Mountains au bout de la rue, à Echo Point. Le point de vue est vertigineux, des montagnes en fond et en bas une forêt dense. Je me promène un peu tout autour, je fais les balades rapides. Quelques accès sont fermés à cause des fortes pluies de ces dernières semaines. Petit tour à l'office du tourisme et achat d'une carte pour les jours à venir. J'enrage de ne pas pouvoir descendre maintenant dans cette forêt impressionnante, l'accès étant fermé. On dirait la forêt de "Princesse Mononoké", peut-être que je vais y voir des bêtes étranges...
Je retourne à l'auberge et décide de récupérer mon sommeil en retard, le dernier week-end à Sydney ayant été léger en sommeil. Couchée à 21h, ça ne m'était pas arrivée depuis un bail. Bien sûr, impossible de m'endormir alors que je suis crevée. Une fois endormie, réveillée une première fois par des rires et des chants dans l'auberge à 1h30, fait chier. Puis, vers 5h, un type bourré fait un tapage monstrueux, et revient 3-4 fois s'excuser de son attitude en faisant encore plus de bordel. Incroyable !

The Three Sisters
Le lendemain, je démarre à 11h15. Je voulais faire une marche de 14km, 8h, expérimenté (groupe de 3, prévenir quelqu'un, être en grande forme, bon niveau d'orientation, avoir une carte topographique...) mais là ça paraît compromis, je vais quand même faire le début.

Katoomba Falls
Voici les Furber Steps. Ça descend direct dans la forêt, des marches à pic, pas mal ! C'est très boueux, ça me fait penser à la Réunion et France qui s'étale, on n'en menait pas large sur le moment, mais c'était très drôle en fait. Beaux points de vues sur les montagnes et la forêt. Katoomba falls, chutes d'eau pas mal. Une barrière empêche d'aller directement près de la cascade, trop dangereux, assez glissant. Évidemment, il y a un groupe de crétins qui se prend en photo sous la cascade. Bien sûr, ce sont des français, comme toujours... Souvenir de René et son pote à Pékin qui font mine de voler les offrandes à Bouddha. Je ne comprends pas.
Après à peine une heure de marche me voilà tout en bas. Je suis à Scenic World, un petit circuit touristique dans la forêt, des cable-car, une ancienne mine, je trace ma route très très vite pour éviter la nuée de touristes.
Deux panneaux : The Three Sisters 2h (sachant qu'il faudra que je fasse demi-tour, l'accès pour remonter étant bloqué) ou The Ruined Castle (faisant parti de la balade de 14km) 6km, 3h. Il est 12h30, je décide de m'embarquer pour le Castle.


Au début, je ne vois pas bien pourquoi il faut être expérimenté pour y aller. Je comprends très vite, il y a des rochers, des troncs en plein milieu du sentier. Puis plus de forêt. La montagne rocailleuse et un chemin invisible pendant plus d'1km. À intervalle régulier un poteau jaune me signale que je suis sur la bonne voie. (souvenir de Tasmanie) C'est une super balade, il fait un temps magnifique, mais c'est un peu flippant parfois. Quand je ne sais plus où je vais, quand je me dis qu'il faudra que je fasse la route en sens inverse (si possible de jour).

Le "chemin" dans la montagne
Je continue, je retrouve la forêt ; eucalyptus géants, fougères qui grimpent ou pas, il fait frais c'est agréable. Je ne vois plus la montagne, trop de d'arbres, même aux lookouts. Si seulement Husqvarna était là, on ferait un massacre ! J'entends des oiseaux que je ne vois pas, j'entends de l'eau couler aussi mais pas l'ombre d'une cascade. Je ne croise personne. Soudain, mon œil accroche quelque chose au loin dans le chemin. L'espace d'un instant mon cerveau hésite entre un serpent géant ou un mini crocodile. Mais non, en face de moi arrive une espèce d'iguane. Je me fige, je ne sais plus si c'est méchant, dans ma tête défile toutes les espèces mortelles d'Australie, je ne crois pas que "lézard géant avec des grosses pattes" figure sur la liste. Il continue d'avancer, je le prends en photo puis le filme. Je ne sais pas quoi faire, s'il ne change pas de trajectoire, je le contourne hors sentier. Finalement, après hésitations c'est lui qui fait un détour. Au revoir gros lézard.

Goana
J'arrive à un autre panneau, le Ruined Castle est annoncé dans 600m. Mais ça grimpe sévère, marches boueuses, mon genou droit commence à souffrir. En haut, encore un chemin invisible mais en moins pire. Et enfin, il est 14h, me voilà sur ce tas de grosses pierres, The Ruined Castle. Ben oui, y'a pas de château en Australie. Repos, déjeuner et ça repart. La descente fait aussi très mal. Je refais la marche en sens inverse dans la forêt et je ne sais comment parcours 2,8km en 35 min.

The Ruined Castle
Je suis au pied des Golden Stairs vers 15h30. J'ai le choix : soit je refais tout en sens inverse, soit je prends les Golden Stairs. Le panneau indique Golden Stairs 800m, 45min. Je me marre, je viens de faire presque 3km en 35min. Je monte les Golden Stairs et ben, comme aurait dit le petit Nicolas, "j'en chie !" Je dois m'arrêter toutes les 3min pour reprendre mon souffle, j'ai l'impression d'avoir... je ne sais pas quel âge, je ne veux froisser personne. Mon genou n'apprécie pas trop non plus, mais il préfère la montée à la descente c'est déjà ça.
Je stoppe à un point de vue, toujours aussi magistral, et un type me double en me lançant un joyeux "Hello, how are you ?", puis il pointe le sol "oh, snake !" Effectivement, je vois la fin d'un serpent noir se faire la malle dans la forêt. Sans lui, je ne l'aurais sans doute pas vu. Ou alors je l'aurais peut-être aperçu et je serais restée pétrifiée de frayeur. Dans les deux cas, je le remercie intérieurement. Je le suis, mais il va plus vite que moi.

enfin, le sommet
La balade se termine peu après. Le gentil trentenaire à bonnet s'installe sur un rocher et on discute vite fait, son pote arrive et une autre débarque à son tour, essoufflée et toute rouge. Ils sont sympas, ils me proposent de me ramener à Katoomba. Je décline, il est 16h30, j'ai encore du temps pour rentrer et Katoomba n'est pas si loin, je veux profiter du soleil et boucler cette balade jusqu'au bout.
Le début du retour est sur un chemin jaune, je croise 2-3 voitures, puis me voilà sur la route, c'est moins drôle. En chemin, je fais halte à quelques lookouts et je rentre doucement, mon genou droit fait vraiment la gueule.


Je suis de retour à l'auberge à 17h45, pas mal... Finalement, j'ai réussi à faire cette balade de 14km annoncée en 8h, en un peu plus de 4h. Ou 6h30 si on compte le temps d'aller au début de la balade et le temps de revenir à l'auberge. Tout à fait, je suis fière de moi.

La forêt
J'ai pas encore dormi 12h, mais au moins pas de réveils durant la nuit. Réveillée à 8h30, quelques légères douleurs, mais ça va. Il fait encore beau aujourd'hui, j'ai de la chance.
Même début de trajet qu'hier, mais en bas des Furbers Steps, je ne vais pas au Ruined Castle, je vais aux Three Sisters. Trajet facile et rapide, puis embranchement : Dardanelles Pass ou Federal Pass ? Commençons par le plus difficile, Federal Pass. Personne, forêt dense, il fait sombre, frais, j'entends les oiseaux et je commence à avoir une paranoïa sur les serpents. Je fais quoi s'il y en a un qui arrive en face de moi ? Je crois que m'enfuir en courant n'est pas la meilleure solution. Je le laisse passer gentiment en le saluant ? Je grimpe à un arbre ? (bien sûr, juste à ce moment il n'y a pas d'arbres à proximité) Je fais un immense détour hors du chemin ? Mes yeux sont rivés au sol et tout ressemble à un serpent : branches, racines, feuilles... Sur le sentier, en sens inverse, déboule un whip bird je crois. Je ne m'y attendais pas, je pense qu'il est aussi apeuré que moi, il fait demi-tour fissa.

perroquet ?
La fin du chemin, il est encore tôt, je prends le Dardanelles Pass, c'est plus lumineux, ma paranoïa des serpents me quitte sans raison, comme elle était venue. C'est facile, j'aperçois une espèce de perroquet qui me vole devant les yeux, trop cloolsse. Déjà la fin du sentier, ben je repars en sens inverse. Puis, vient l'heure de la montée. Autant hier c'était affreux, là j'ai l'impression que c'est pire. J'ai vraiment un problème pour monter des marches, 1km de montée en 1h. Je ne peux pas respirer et marcher à la fois, c'est problématique.

Je n'en peux plus !
Un panneau m'informe de tous les animaux que je peux croiser sur mon trajet. Dont 3 espèces de serpents. Glups. J'apprends aussi que si je vois un serpent, il vaut mieux que je le laisse tranquille. Sans déconner ?!
Enfin, le sommet, ben c'est pas trop tôt ! Je peux enfin reprendre mon souffle pour de bon, ça fait du bien. Me voici maintenant sur le Prince Henry Cliff Walk, marche tranquille, toujours aussi boueux. Beaucoup plus de monde, certains en tongs ou en sandales, je me marre. Enfin, Echo Point, terminé. J'ai un peu mal partout quand même.


Conclusion, les Blue Mountains, ça déchire, je suis bien contente de pas être passée à côté.
Demain, je m'en vais direction Byron Bay : 2h de train jusqu'à Sydney, puis 14h de bus. Départ 4h25, j'aurai le temps de dormir.