La boucle est bouclée

mercredi 30 novembre 2011

Pourquoi l'Australie ?

Ben c'est vrai ça au fait, pourquoi l'Australie ?
J'aurais envie de répondre, comme je l'ai fait souvent, parce que c'est grand, loin et vide. C'est pas faux, mais c'est venu après.
A l'origine, il y a Napoléon Bonaparte. Pas l'empereur avec son chapeau à la con, il est jamais allé en Australie lui.
Non, Napoléon Bonaparte, mais ses amis l'appelle Bony, métis, aborigène par sa mère, anglais par son père, officier de police du Queensland qui résout ses enquêtes grâce à l'intuition aborigène et la logique occidentale. Personnage crée par Arthur Upfield. Car oui, c'est d'un personnage de romans dont je vous parle.
Le premier bouquin que j'ai lu c'est "Des ailes au-dessus du Diamantina", j'étais au collège et j'ai été complètement fascinée. J'en ai bien lu une dizaine en suivant.


Là, il va y avoir baston pour savoir qui m'a fait connaître ce livre : " - C'est moi parce que c'est mon livre - Oui, mais c'est moi qui lui en ai parlé d'abord. - Mais c'est moi qui lui ai prêté le livre." On va dire que c'est vous deux, et le débat est clos.
Le truc qui m'a le plus marqué et qu'il faudra essayer un jour : comment marcher tout en effaçant ses traces ? Il vous faut des plumes et du sang. En clair, tuez un oiseau. Ensuite, il suffit de coller les plumes sur vos talons avec le sang (quand il sèche, ça colle). C'est pas dans Copains des Bois qu'on apprend ça !

Je viens de m'apercevoir que les livres dont je vous parle sont presque tous épuisés, il n'y en que 4 disponibles, c'est ballot. Il suffit d'insister vraiment auprès d'un librairie et peut-être qu'il pourra vous commander les livres épuisés ! (ceci est une blague, ne le faites pas, ça peut être très dangereux).

Ce sont donc les aventures de Napoléon Bonaparte dans le bush australien qui m'ont donné envie de venir en Australie et de vérifier par moi-même si c'était pareil que dans les bouquins.
Ensuite, il y a eu le fait que c'est un pays grand, vide et très loin (ou comment me mettre des bâtons dans les roues moi-même) ; "cul-de-sac" de Douglas Kennedy (maintenant ça s'appelle "piège nuptial", trop naz) ; "le koala tueur" de Kenneth Cook ; d'autres livres de Kenneth Cook ; beaucoup d'autres livres de beaucoup d'autres gens ; les gens parlent anglais en Australie c'est pratique, ils parlent australien aussi c'est marrant ; c'est la patrie de grands noms de la musique comme les Bee-Gees ou Kylie Minogue (j'aurais presque envie d'écrire lol), de quelques acteurs peu connus tels Errol Flynn, Mel Gibson, Nicole Kidman, Russell Crowe, Cate Blanchett, Hugh Jackman... ; ils pratiquent des sports dont tout le monde se contrefout : footy, cricket, net ball, rugby à XIII, hockey sur gazon ; et puis il y a des animaux étranges aussi : ornithorynque, wombat, bilby...
je vous expliquerai un jour pourquoi il y a un kangourou et un émeu sur les armoiries australiennes

Tout ça pour dire que l'Australie c'est cloolsse. Mais Napoléon Bonaparte reste introuvable. (même dans les librairies)

mardi 29 novembre 2011

Quorn

Quorn, "ville" située à 330 km au Nord d’Adélaïde, 1 000 habitants, des corbeaux, des perroquets et des moustiques (ils font vachement mal en plus ces petits cons). Certes, il y a aussi quelques commerces mais cette ville me semble toujours déserte, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que les rues sont inexplicablement larges. On se croirait dans un western où les pick-up ont remplacé les chevaux. ça aurait pu être une ville digne de ce nom, Quorn a failli être sur le passage du Ghan (célèbre train reliant Alice Springs à Adelaïde), finalement c'est Port Augusta qui a été choisie. Il y a quand même une gare et une locomotive à vapeur, le Pichi Richi Railway, assure la liaison Quorn-Port Augusta une fois par semaine pour les touristes.

Surtout, c'est pas loin des Flinders Ranges et les paysages sont incroyables, comme j'ai pu le constater lors de ma promenade dominicale. J'ai choisi le jour parfait comme toujours, il faisait bien bien chaud. Mais je commence à avoir l'habitude (pas les m&m's par contre). Malgré la chaleur, je n'ai pas croisé de serpent, sauf un mort enroulé sur une barrière je n'ai toujours pas compris pourquoi. La balade est agréable, peu de voitures, route non goudronnée, des champs et les montagnes au loin. Toujours ces mêmes oiseaux blancs sur le dessus et rouge/rose en-dessous qui décollent lorsque je m'approche d'un arbre. C'est pas mal cette marée rose au-dessus de ma tête. Il y a tellement personne que ma présence dérange les sauterelles qui s'enfuient ; quelques collisions inévitables mais pas douloureuses. Après deux heures de marche, l'eau n'est plus fraîche du tout, si j'avais un sachet de thé ça serait impeccable.

Le chemin de la route
Je travaille aussi tout de même. Je suis donc hébergée chez James qui acheté cette "maison" il y a 6 ans. Bâtiment datant des années 1880 (en même temps la ville doit pas être bien plus vieille), trois boutiques en bas : James tient une librairie d'occasion, à côté un petit magasin, j'ai toujours pas compris de quoi, tenu par Dave et à côté un autre local qui a besoin d'un bon coup de peinture (ah ben ça ça tombe bien alors). L'étage c'est la maison, avec un super balcon avec vue sur les perroquets, le soleil couchant et les Flinders Ranges. Une pièce immense, ancienne salle de billards, et des livres partout, le paradis. Et des cools DVD aussi. Je revois "Une histoire sans fin", ça faisait longtemps, j'ai toujours la cassette vidéo à Toulouse.

Salle de billards sans billard
Je ne travaille pas à la librairie, ça serait trop facile et puis il n'y a pas énormément de clients... Je m'occupe de repeindre la pièce adjacente à la pièce adjacente de la librairie ;) . C'est assez grand, pas mal haut (3m50-4m), j'ai de quoi m'amuser quelques temps. Surtout que c'est de la peinture à la chaux, ça nécessite beaucoup de couches. J'ai d'ailleurs appris à mes dépens que la peinture à la chaux, ça peut faire mal, surtout quand on en respire la poussière. Je suis donc parée des pieds à la tête : bleu de travail, gants, lunettes, masque. Il me manque des rouleaux de plastique, un bon couteau et je suis Dexter. Le local n'est séparé du magasin de Dave que par quelques meubles et un mur de placo, j'entends donc Dave chanter en choeur sur des musiques de Noël et parfois je l'entends ronfler aussi. Je bénis donc mon lecteur MP3.



Tranquillité absolue, boulot pas trop chiant et accès à Internet haut débit tant que je veux, trop cloolsse.

Balcon cloolsse

vendredi 25 novembre 2011

Mal du pays ? Pas trop non.

Aujourd'hui, j'ai fini la peinture !! Certes, j'ai terminé la première couche et comme c'est de la peinture à la chaux, il faudra au moins trois couches. D'ailleurs les projections de peinture dans l'oeil, ça fait mal ; le deuxième jour, j'ai mis des lunettes, futée ! Par contre, j'ai pas mis de gants, mes mains sont dans un état pas terrible.
Après cette victoire de canard, je me suis octroyée une pause Internet, comme tous les soirs, et j'ai eu la bonne idée de regarder le Zapping. ça fait plus de trois mois que je n'ai pas regardé la télé française, et ça ne me manque pas, mais il est parfois bon de se tenir au courant de ce qu'il se passe au pays. Le Zapping me semblait la meilleure solution.
Quelle horreur ! Je ne sais pas si je suis tombée sur un jour vraiment pourri en particulier, mais entre Marine Le Pen, Nicolas Astérix Sarkozy, le réchauffement climatique et les licenciements à la pelle, ça donne envie de partir très loin et d'y rester. Ah ben, ça tombe bien, c'est ce que j'ai fait !
Donc, non, j'ai pas trop le mal du pays. Sauf peut-être pour la bouffe : Noël approchant je n'aurai pas de foie gras maison ou de bûche de Noël au chocolat façon Mamie. Il y a des sacrifices à faire, de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités, on peut pas tout avoir dans la vie.

Je vous laisse avec les Kings of Convenience qui chantent Homesick. Je n'ai pas filmé cette vidéo, mais j'étais à ce concert, dingue ?!



mardi 22 novembre 2011

Noyeux Joël !

Je sais, je suis un peu en avance.
Le problème c'est que je n'ai absolument pas l'impression que Noël arrive à grands pas. Malgré les décorations partout et les Père Noël dans les centres commerciaux, le fait de voir les gens en short, T-shirt et tongs (l'uniforme australien par excellence) me fait buguer grave. Mon cerveau a du mal à comprendre cette équation simple : il fait chaud = Noël.
Je vois des guirlandes et des élans (pas des vrais) accrochés aux réverbères et je me dis "ils sont barges, c'est quand même vachement en avance !". Mais en fait non, Noël c'est dans un mois, mais je n'arrive pas à le percevoir.
En plus, dans les librairies je ne vois pas des boîtes ridicules comme en France, ça n'aide pas non plus...

Les Tim-Tam c'est tip-top

Dans la famille "pourquoi eux ils ont des trucs que nous on a pas ?!", je vous présente les Tim-Tam !
J'en ai entendu parler pour la première fois sur le cargo lorsque mon addiction au chocolat a été découverte par Geoff le passager australien. Une fois débarquée, ce fut évidemment mon premier achat (avec des m&m's).
Les Tim-Tam sont des produits de la marque australienne Arnott's et ça ressemble à ça 

une espèce de crème au chocolat entourée de chocolat qui fait "crunch" (mais pas comme le Crunch) recouvert d'une couche de chocolat. Non, non ça fait pas trop de chocolat.
Et il existe évidemment une multitude de variété (une bonne dizaine), mais je ne vais pas tous les tester parce qu'il y en a qui ne me plaise pas comme les Tim-Tam Chewy Caramel ou les Tim-Tam White.

Le plus merveilleux avec les Tim-Tam, c'est le Tim-Tam Slam. C'est une technique que je viens d'apprendre à l'instant grâce à James chez qui je loge à Quorn. Je m'en vais vous en révéler le secret en quelques étapes :

1/ il faut d'abord la bonne variété de Tim-Tam, le mieux c'est les Tim-Tam Double Coat (plus "résistant") ou les Tim-Tam Original
2/ c'est mieux si les Tim-Tam sont conservés au frigo
3/ il faut une boisson chaude (thé, café, lait...). ça marche aussi avec du lait froid, mais c'est moins marrant.
4/ croquer deux coins opposés (en diagonale) du Tim-Tam
5/ une partie du Tim-Tam dans la boisson, l'autre non
6/ le Tim-Tam vous sert de paille et c'est excellent
7/ le gober vite fait avant que le Tim-Tam ne vous fonde complètement dans la main ou ne s'écrase dans la boisson de votre choix
Tout à fait, c'est du sport.

Si vous avez quelques difficultés de compréhension, il existe des tas de vidéos de Tim-Tam Slam.

Bref, les Tim-Tam, c'est tip-top. J'essaierai d'en ramener quelques containers.

Dans un prochain post et dans la famille "pourquoi eux ils ont des trucs que nous on a pas ?!", je vous parlerai peut-être de la Vegemite et je vous dirai "pourvu que ça reste en Australie ce truc"

PS : apparemment, on trouverait les Tim-Tam en France dans quelques magasins (Géant Casino et quelques magasins Carrefour). L'info date de 2010, à vérifier donc.

lundi 21 novembre 2011

Adelaïde


Adelaïde, surnommée la ville des Eglises, est la capitale du South Australia, l'Etat le plus sec du continent le plus sec au monde. Charmant.
Je débarque du bus un samedi soir à 22h30, il fait 25°, sympa. Durant le court chemin jusqu'à l'auberge de jeunesse, je ne vois qu'une église. Enfin, c'est ce que je croyais. Quand j'ai vu des gens fringués comme des kékés faire la queue devant un malabar, je me suis dit "tout cela ne me dit rien qui vaille, mon vieux Milou". Après vérifications, c'est un night-club nommé "Heaven" dans une ancienne église. Étrange, n'est-il pas ? Pour une ville aussi religieuse.

Heaven
Malgré son million d'habitants, elle fait pas bien grande comme ville. C'est pas une ville "haute", il n'y a pas beaucoup de buildings comparé à Melbourne. Et puis, on fait vite le tour du centre : 4-5 musées, une grande rue hypra-commerçante, le Central Market dans Chinatown (une seule rue Chinatown), quelques universités dont l'Université d'Adelaïde (j'ai pu voir la superbe bibliothèque grâce à Vegnes le malaysien/indien), et des parcs et jardins tout autour. J'ai zappé le zoo et ses pandas, parce que 35$ l'entrée, faut pas déconner non plus !


Mais c'est tout de même une ville agréable, et il y a effectivement pas mal d'églises. Même si on ne les remarque pas toutes, certaines sont justes des bâtiments sans rien de particulier. L'église de scientologie est là aussi (test de QI et de personnalité gratuits).

Mais surtout, il a fait un temps génial. Parfois un peu trop, genre bon vieil été toulousain étouffant comme il faut. Certains voient de quoi je parle. Avec des journées pareilles, il faut parfois s'arrêter manger une glace. Chez "Cocolat" par exemple. Je m'y suis arrêtée plus d'une fois je l'avoue, mais c'était tellement bon. Outre les glaces délicieuses, j'ai mangé une sacrée crepès (ils écrivent ça comme ça) trois chocolats à tomber par terre, et un gâteau dément. J'aurai dû y aller tous les jours pour goûter toute la carte, j'ai même pas eu le temps de tester les milk shakes, brownies, muffins, chocolat chaud...

J'ai faim
Il y aussi pas mal de choses à visiter en dehors d'Adelaïde :
La plage, Glenelg, est à 13 km. On peut y aller en tram, bus ou en vélo (location gratuite, formidable). Jolie plage, mer très claire, une rue principale à touristes, mais aéroport à proximité, c'est flippant de voir autant d'avions aussi proche.

Glenelg
La Barossa Valley, ses vignes, ses dégustations de vin, non, je n'y suis pas allée.
Hahndorf, ville fondée en 1839 par 50 familles allemandes ayant fui les persécutions religieuses. Manque de bol, pendant la Première Guerre Mondiale, interdiction de parler allemand, les noms de rues, de villes sont rebaptisés de noms anglophones. Certains noms ont été remis juste avant la Seconde Guerre Mondiale. Bref, c'est l'occasion d'entendre de la musique bavaroise dans la rue et de sentir des odeurs de choucroutes. Ou d'acheter des oursons en gélatine Haribo (Haribo, y'a pas en Australie).

Hahndorf
L'auberge de jeunesse est sensass, le Wi-Fi est gratuit (ce qui est très très rare). Certes, il est très très lent, mais bon... Et le mercredi soir, c'est barbecue gratuit (donuts en dessert) ! Il se trouve que presque toute la tablée parle français, quel dépaysement. étrangement, on finit par jouer au kem's à 8 avec une taiwanaise, un anglais et une australienne, je crois bien que je n'y avais pas joué depuis la 4ème (et encore).