La boucle est bouclée

jeudi 10 mai 2012

La presque fin

À notre arrivée, nous avions signifié à Mary que nous aimerions bien bosser au packing. Mathilde m'avait expliqué que c'était certes aliénant et chiant, mais au moins on ferait des horaires normaux et surtout on serait payé à l'heure. Mary nous avait assuré que ce serait possible dès que tout serait prêt, que nous serions prioritaire puisque travaillant déjà à la ferme.
Lowell et Erica nous avait alors raconté que le packing devait être prêt il y a quelques semaines et qu'il y avait pas mal de problèmes à résoudre. Soit.
Nous avons attendu, nous avons fait du picking, nous avons fait des calculs "on fait une bin à 90$ en 9h, donc on gagne environ 9$/h après taxes en se faisant chier sous le soleil !". Après une semaine particulièrement pourrie, un anneau de mesure plus grand, des arbres sans fruits, nos noms sur la liste d'attente pour le packing (alors qu'on était prioritaire !) et une annonce de pluie pour les jours suivants (donc pas de travail), nous avons décidé de nous barrer là tout de suite à 10h30. Nous sommes allées voir Mary, nous lui avons exposé la situation et elle nous a répondu "le packing a ouvert ce matin, on a besoin de plus de monde, j'allais justement vous en parler". Trop cloolsse, non?
Bref, on a arrêté de cueillir des mandarines.

Routine

On travaille 6 jours par semaine (on a fait une semaine de 7 jours une fois), on voit le soleil se lever au réveil, on rentre avec le soleil couchant vers 17h30, c'est à peu près les seules photos que je prends d'ailleurs.

Sylvain et Jérôme sur le petit chemin qui ne sent pas la noisette
Entre temps, on ramasse des kilos de mandarines sous le soleil plombant du Queensland, perché sur des échelles en aluminium. C'est chiant comme boulot, il fait très chaud la plupart du temps, je m'égratigne les bras lorsque je plonge dans l'arbre (merci les épines), j'ai des ampoules à ma prise de sécateur et la main schtroumpfe (la peinture du sécateur). On entend les cacatoès se faire shooter par le chasseur, les népalais chanter, les allemands roter et les français chanter très mal.

mandarines
D'ailleurs, être en déséquilibre sur l'avant-dernière marche d'une échelle plus ou moins instable un sécateur à la main et quelques kilos de mandarines à porter, ça peut être périlleux. Rajoutez une crise d'éternuements d'ordre allergique et c'est la grosse marrade !
On a aussi cueilli les citrons. Jérôme nous avait prévenu "les citrons c'est trop génial, tu fais facilement 2 bins dans la journée, c'est pour ça que t'es payé 68$ la bin au lieu de 90$. Par contre, faut absolument des manches longues". Effectivement, bonjour les épines, j'aurais mourru sans ça. Et les manches longues c'est trop agréable quand il fait hyper chaud en plus. Pas besoin de sécateur, on arrache le citron, c'est plus pratique. Mais, manque de bol, notre premier jour de citrons, rang de merde, point de citrons, l'enfer pour remplir la bin. Ça s'est amelioré rapidement ensuite, on a eu droit à des arbres rempli de fruits et des citrons gros comme des pamplemousses, incroyable !

citrons
Parfois, on fait du thining. Lorsqu'il y a un day-off inopiné, on (les français et l'américain) se fait embaucher. Ou le jour du "ah ben tiens, c'est con on a plus de bins !". Donc thining. On est sur une plateforme à étages tirée par un tracteur et on enlève certaines mandarines (les toutes petites et celles qui ont eu un coup de soleil). À la main ou à l'aide d'un crochet. J'ai jamais été douée à la pêche aux canards... Mais qu'importe, les jours de thining on est payé à l'heure et ça fait du bien !

tracteur du thining
Une fois rentrées, après une douche bien méritée (sans crapauds, merci !), on a le temps de dîner et de préparer le déjeuner du lendemain avant de s'écrouler devant une série vers 21h. Quelle vie... Faut dire, faire la cuisine dans un endroit pareil avec une casserole pour 3, c'est du sport ! Et le gaz, tout un poème : 1 feu ça va, 2 feux ça ralentit pas mal, 3 feux bonjour les dégâts. On dîne avec Sylvain le breton puis on rentre dans notre boîte. Là, commence la chasse aux cockroaches. Qu'est-ce qu'un cockroach ? Prenez une blatte, grossissez-la 10 fois, voilà ! Tous les soirs, on a 3 cockroaches qui se baladent dans notre boîte, c'est répugnant. Dans ces moments-là, d'un courage inouï, je crie "cockroaches !" et je laisse Mathilde s'en charger. Elle utilise alors la technique ancéstrale du bombage de cockroach, accompagnée de la capture de la bête sonnée avec un sac plastique. C'est efficace et redoutable. Mais comme c'est un peu chiant de chasser tous les soirs, ou de se réveiller en pleine nuit parce qu'on entend des bruits étranges "je suis sûre que c'est un cockroach", Grant nous a conseillé le bon spray et puis bye-bye les cockroaches !

cockroach
Les jours de repos sont très chargés. Tout d'abord, la veille, les australiens mettent la musique à fond et se bourrent la gueule alors qu'on aimerait bien dormir. Puis, on fait de supers grasses matinées, histoire de récupérer. En général, à 6h on est réveillé, merci les corbeaux, génial...
Dans la matinée, Grant nous emmène en ville pour faire le plein de provisions, puis détente : lessives, nettoyage de la boîte (autant que possible), atelier couture (j'ai un matelas avec ressorts, dont un qui resort, je me suis un peu craquée un fut et mon duvet a eu mal aussi. Dieu merci, Mathilde est une pro de la couture (vraiment en plus)), expériences culinaires en tous genres : jus de mandarines (délicieux), citronnade (trop amer pour moi), french toast au nutella et nutella/beurre de cacahuète (dément), gâteau Oréo chantilly (une tuerie, mais c'est à améliorer), purée de citrouille... On a le droit de prendre des mandarines, des citrons, des pamplemousses et des citrouilles à la ferme, c'est bien le seul avantage à bosser là.
Toute la journée, Matt met la musique à fond dans sa voiture ouverte, c'est pratique si on veut se reposer. On a à peu près une heure de répit par jour de congé, super !

coucher de soleil
Et c'est la même routine toutes les semaines...
Mais un jour on en a eu marre de bosser pour 9$ de l'heure (ouais on a fait le calcul)




Voyage au bout de l'enfer

Trouver un bus qui m'emmène de Rainbow Beach pour arriver à Bundaberg avant 16h ne fut pas chose aisée. Études attentives des timetables, beaucoup de recherches Internet et finalement aide des réceptionnistes de l'auberge de jeunesse. Rétrospéctivement, c'était la partie la plus facile.

Le gentil bus rouge Greyhound était super à l'heure et on est arrivé impeccable à la station-sevice Matilda au kangourou géant pour que je choppe ma correspondance. L'autre bus rouge Greyhound est déjà là, comme prévu. C'est ce que je pensais. Le chauffeur me dit qu'en fait non, c'est pas celui-là, mais il va bientôt arriver. On est censé quitter Matilda à 11h et un bus rouge déboule à l'heure dite. Mais non, c'est pas celui-ci non plus. L'autre chauffeur m'avance vachement "ah ben c'est bizarre, il devrait être là quand même." 3 autres types attendent le mystérieux bus GX401.
Avant midi, je me décide d'appeler Greyhound parce qu'à ce rythme, je vais louper ma correspondance à Bundaberg. On m'assure qu'ils savent pas ce qu'il se passe mais que le bus arrive dans 20 minutes.
Trop fort les gars ! Mieux que la SNCF !

station-service Matilda
12h30, toujours rien, je fais les cent pas, c'est cramé pour le bus à Bundaberg, j'en informe Mathilde. Tant pis, il y a un autre bus pour Mundubbera le jeudi. J'hésite même à faire du stop mais j'abandonne lorsqu'une gentille dame m'informe que Bundaberg est à 4h de route. Elle m'apprend également que le bus est en panne quelque part mais qu'il devrait arriver dans 20 minutes.
13h15, le bus rouge est en vue, alléluia ! Plus de 2h de retard, on est remboursé ? Non, non. Super ! Le bus est tombé en panne je ne sais où et ils ont envoyé un autre bus, ça a pris un peu de temps. Les chauffeurs sont sympas et surtout très précis "oui, peut-être qu'on arrivera à Bundaberg avant 16h, on sait jamais mais faut pas trop y compter" Mais encore ?
Pour m'éviter de réfléchir, ils nous passent un film d'une nullité affligeante et ça marche. Vers 16h, Mathilde vient aux nouvelles. Elle a discuté avec son chauffeur de bus et il a trouvé une solution : je peux monter à Childers d'ici 30 minutes. Mon gentil chauffeur Greyhound confirme qu'on passe à Childers dans 20 minutes. J'y crois pas !
Effectivement, me voilà dans le bus en route pour Mundubbera avec Mathilde, c'est incroyable. On a droit a un super coucher de soleil, trop génial. Tout est bien qui finit bien !

À Mundubbera, Jérôme et Grant nous récupèrent et nous voilà partis pour notre destination finale : le camp près de la ferme Cooranga. 20 minutes de petite route à fond. Grant, 42 ans, les seuls mots qu'il semble connaître sont "no worries !".
Nous voilà au camp, quelques baraquements, Grant nous ouvre notre logement, "les clefs sont sur la porte" et se barre. Une pièce, moquette, deux "lits" avec matelas pourraves, fenêtres avec des lattes manquantes, fly screens troués ou inexistants, un mini-rangement à l'envers, c'est au-delà de crade, quelques insectes... Je pense que taudis est le mot adéquat. On pose tout le bordel et on suit Jérôme pour la suite de la visite. On pleurera après.

la boîte
La cuisine commune, juste à côté de "chez nous" (ou "la boîte"), est d'une atrocité sans nom. Jérôme nous apprend que le frigo a été nettoyé aujourd'hui, on l'ouvre, trois cockroaches font une course à l'intérieur. Vaisselle sale dans l'évier, poubelle qui déborde, moquette dégueu, presque pas de vaisselle propre, un meuble bancal (qui s'écroulera quelques jours après) : la classe.
And last but not least, toilettes et douches. Une odeur nauséabonde sûrement dûe aux crapauds. Donc crapauds et autres grenouilles un peu partout : sur les murs, dans les chiottes... Une question me taraude alors "Mais qu'est-ce qu'on fout là ?"

machine à essorer
Jérôme nous montre le coin à eau potable et la machine à laver, histoire de nous achever. Il y a une réunion de gros crapauds au milieu (Grant nous expliquera que c'est de la vermine et qu'on peut les tuer. D'ailleurs, il nous fera une démonstration de kickage de crapaud), une machine à laver qui n'essore pas et qui lave pas trop non plus en fait. L'autre machine ne lave plus mais peut essorer, mais elle est encore plus sale et donc resalit le linge. Impeccable le truc, quoi !

lave-linge
Puis, Jérôme nous présente aux "autres", nos voisins : Daniel, 16 ans, australien, tongs tatouées sur les pieds, "Made in Australia" tatoué dans le dos, il a pas inventé l'eau tiède ; Matt, 27 ans australien, la croix du Sud tatoué dans le cou, accent terrible, je ne comprends rien quand il parle, il adore ouvrir sa voiture et mettre la musique à fond, il a pas inventé la brosse à dent ; Jaimie, 17 ans australienne, enceinte de Daniel, elle a pas inventé la poudre ; Erika suédoise et son copain Lowell américain, sympas, elle parle tout le temps, très enjouée, lui ne parle jamais, très renfermé. Il y a aussi Doug, australien, crâne rasé, tatoué de partout, dont une croix gammée sur une phalange, effrayant.

La première nuit fut assez difficile je dois avouer. Impression étrange de bêtes rampant partout, démangeaisons fantômes et beaucoup de bruits inconnus dehors.

Doug se fera virer deux jours après, et Sylvain le gentil breton menuisier débarquera à sa place.

mercredi 9 mai 2012

Rainbow Beach/Fraser Island


Rainbow Beach sandblow
Je suis restée bien peu de temps à Rainbow Beach. De toute façon, il n'y a pas grand chose à faire là-bas. Juste glander et se promener sur la plage. J'ai même pas eu le temps d'aller voir la plage.

les couleurs du sable
Par contre, j'ai admiré le Sandblow de Rainbow Beach, une dune de sable hallucinante, aux 72 nuances de couleurs d'après le Lonely Planet. Peut-être un peu moins quand même en vrai. Mais c'est déjà pas mal ! Quand on regarde ça comme ça, on voit pas les couleurs. Il suffit juste de remuer un peu le sable en surface et c'est magique, les couleurs apparaissent. En gros, on peut faire de la peinture avec les pieds dans le sable, c'est épatant. Bien évidemment, température idéale pour ne pas se cramer les pieds, parfait. Et coucher de soleil sur Rainbow Beach. What else ?


Ben justement, Rainbow Beach est le point de départ (ainsi que Hervey Bay, mais c'est plus moins bien) pour les expéditions sur Fraser Island. Fraser Island, 360 habitants, des dingos intelligents (ils peuvent ouvrir les glacières) et du sable. Fraser Island est la plus grande île de sable du monde (120km de long). Seul moyen de transport possible : le 4x4.


Donc, je m'embarque pour une excursion d'une journée dans un 4x4 bus. Ça remue pas mal, je peux vous l'assurer, c'est mieux que les montagnes russes. La plage, c'est la route principale, intéressant, ça trace sévère. Il est très déconseillé de se baigner dans l'océan pour cause de courants très forts et de requins très affamés. Sur la plage, il y a une épave d'un bateau, le Maheno qui s'est échoué dans les années 30 si je me souviens. Interdiction de s'approcher à plus de 3m. Soit.

Maheno wreck
À l'intérieur de l'île, c'est forêts sub-tropicales et lacs d'une pureté incroyable. Je me suis baquée au Lake McKenzie c'était vraiment incredibleu.

Lake McKenzie
Une journée assez pas mal dans le genre quand même, je ne vous dis que ça.

Brissie !


Brisbane, Brissie pour les intimes, capitale du Queensland, troisième ville d'Australie, j'y retrouve... Mathilde bien sûr ! Pour une journée. Mais c'est suffisant pour m'expliquer un moyen infaillible de connaître l'heure en France. Oui parce qu'avant il y avait 10h de décalage, c'était facile. Puis, j'ai changé de fuseau horaire et vous êtes passés à l'heure d'été, donc on a 8h de décalage. Et je sais pas compter.
Méthode de Mathilde, la fameuse Méthilde : "C'est facile, t'ajoutes 4h. Il est 6h, ça fait 10h, on est le soir, donc c'est le matin chez eux." Imparable.


Brian m'avait donné son avis sur la ville "Pour moi c'est une grosse ville de campagne". Quand même Brian ! Certes, ce n'est pas aussi grand que Melbourne ou Sydney, mais bon... C'est au moins plus grand qu’Adélaïde (je pense).


Brisbane n'est pas au bord l'océan, mais elle est traversée par un fleuve : la Brisbane River (dans la série "je me foule pas pour trouver un nom..."). L'année dernière, Brisbane avait les pieds dans la rivière à cause d'inondations mais là ça va mieux. Malgré son absence d'océan, on peut quand même aller à la plage à Brisbane, incroyable ! A Southbank, il y a une fausse plage avec sable, palmiers, sauveteurs, et sorte de piscine. C'est comme Paris plage mais en beaucoup plus mieux (dixit Moi qui ai jamais mis les pieds à Paris plage).

Brissie plage
En tout cas, c'est bien agréable comme coin pour se balader. Éventuellement, s'arrêter chez Max Brenner aussi.

Max Brenner, tout un poème
Brisbane est une ville calme, bien sympathique et agréable. Les librairies sont vraiment chouettes et il y a des librairies de BD digne de ce nom, mieux qu'à Sydney, c'est le comble !
A Kangaroo Point, on peut escalader la falaise si on veut, mais moi je veux pas.

J'étais dans une auberge de jeunesse dans laquelle Elvis avait séjourné, soi disant, dans un quartier très cloolsse. À l'auberge, Mathilde a rencontré Jérôme dans son dortoir qui lui a parlé d'un bon plan pour ramasser les mandarines à Mundubbera. Je me dis "tiens, pourquoi ne pas tenter ?". On se donne donc rendez-vous mercredi 4 à Bundaberg pour prendre le bus ensemble direction Mundubbera. To be continued.

mardi 3 avril 2012

Interlude

Cher tout le monde,

Je vous annonce avec tristesse qu'il va vous falloir vous passer de moi pendant quelques temps.
En effet, prenant conscience qu'il me reste 5 mois à dépenser de l'argent en Australie et que mon compte en banque fond comme graisse de kangourou en pleine canicule, j'ai décidé d'aller travailler. C'est plus une opportunité qui s'est présentée à moi qu'une véritable décision en fait, mais bon...

Je m'en vais donc aller cueillir des mandarines dans un coin que je sais même pas où c'est en fait. Je serai logée dans une caravane (Sophie, tu dois être contente, ta vieille blague marche enfin !). Comme il n'y a même pas de draps, je doute qu'il y ait une connexion Wi-fi (je ne pense pas qu'il y ait un rapport entre les deux (il dit qu'il a plus de genoux))

Voilà, on se revoit dans un mois ou deux jours ! J'aurai des trucs à vous raconter sur Brisbane, Rainbow beach, Fraser Island...

dimanche 1 avril 2012

High-tech

Cher lectorat international du monde entier, toi aussi lecteur letton (je ne sais pas comment tu as fait pour te perdre ici...),

Je m'en vais vous expliquer aujourd'hui comment regarder mes formidables vidéos que je viens de mettre en ligne sur Youtube. J'ai pas eu le temps de tout télécharger, ne m'en veuillez pas, j'ai un peu autre chose à faire aussi.
1. Cliquez sur ce lien http://www.youtube.com/user/cargostralia?feature=guide
2. Cliquez sur l'onglet Vidéos (à côté de l'onglet Flux)
3. Cliquez sur Voyage
4. Cliquez sur la vidéo que vous voulez voir
5. Youtube va vous écrire en orange que vous ne pouvez pas regarder la vidéo, mais en fait si !

Voilà, c'est tout.
Ces vidéos ont été filmées avec mon appareil-photo, d'où la qualité pas super top.

Petit rappel, pour les deux du fond :
Comment regarder les photos :
1. Cliquez sur une photo du diaporama (en haut à droite)
2. Picasa s'ouvre ! Cliquez sur mon pseudo en bleu (en haut à gauche), vous avez accès aux albums.
Pour voir les autres albums de mes autres comptes Picasa (j'en ai déjà flingué 2)
3. Dans Picasa, taper "cloolsse" dans la barre de recherche.
4. Vous tombez sur quelques photos de deux comptes différents. Cliquez sur les noms en vert et puis voilà !

La High-tech, c'est trop easy peasy lemon squeezy !