La boucle est bouclée

samedi 8 octobre 2011

Of mice and m&m's


Ce qui est intéressant dans les voyages, c'est qu'on apprend plein de choses. Par exemple que les souris aiment les m&m's. Et ça peu de gens le savent.
Mon paquet violet et mon paquet vert étaient sur mes bouquins et ma sympathique colocataire de dortoir, écossaise avec accent difficile à comprendre, m'a prévenue que pendant la nuit elle a entendu des bruits suspects provenants de mes paquets de m&m's. Elle était trop effrayée pour voir ce que c'était (elle en a d'ailleurs pas fermé l'oeil de la nuit) mais le matin elle a vu mes paquets un peu mâchés, et quelques mini m&m's par terre à moitié grignoté. On l'avait avertie qu'il y avait des souris dans l'auberge mais elle n'avait pas cru les rumeurs. Ben on est fixé là. Saletés de souris, j'ai même pas eu le temps de goûter mes m&m's, c'est trop injuste.
La veille, des français croisés chez les pingouins m'avaient fait part des rumeurs concernant des insectes dans mon auberge. Plus que deux nuits, j'ai hâte !

St Kilda et les pingouins


J'ai changé d'auberge de jeunesse et de quartier. Me voilà maintenant à St Kilda, dans le Sud de Melbourne, au bord de la mer.
Ce qui me surprend le plus je pense ce sont les oiseaux. Il y a des pigeons, comme partout, des mouettes parce qu'on est en bord de mer, mais il y a aussi des perroquets. Enfin, je crois, je suis pas calée en ornythologie. À partir du moment où un oiseau est multicolore, ou s'il est perché sur l'épaule d'un unijambiste borgne c'est un perroquet pour moi. Je trouve ça dingue de voir des perroquets (ou quoi que ce soit) en liberté, en ville, perchés sur des fils électriques, j'en avais vu que dans des zoos avant. 
perroquet, non ?
Dans les parcs, on trouve aussi des oiseaux blancs avec une crête et le dessous des ailes jaunes. Sont-ce là des cacatoès ?
Cacatoès
Au coucher et au lever du soleil, au bout de St Kilda Pier, on peut aller observer les pingouins qui rentrent ou qui vont pêcher. Ce sont les plus petits pingouins du monde. Paraît-il. Ils sont cachés dans les pierres, on ne peut pas trop les approcher, on attend beaucoup. Parfois, on en voit un entre les rochers, le pauvre se fait mitrailler de tous les côtés, bonjour le traumatisme. Mais surtout, on les entend. De temps à autre, des bruits étranges sortent des pierres sans qu'on ne voit rien du tout, c'est trop fort ! Il y a aussi des genres de ragondins à queue blanche, crade.
petit pingouin
Une fois qu'il fait nuit, et qu'on ne peut donc plus les prendre en photos (flashs interdits), les pingouins sortent des rochers et vont pêcher, on en voit certains rentrer en se dandinant sur le sable, c'est amusant. Heureusement, il y a des habitués qui sont venus avec des lampes rouges : session photos mais c'est très bizarre comme couleur sur un pingouin.

C'est effrayant



m&m's beige


Ils sont aux amandes et c'est vachement bon ! Un peu plus gros que les m&m's jaunes, parce qu'une amande c'est plus gros qu'une cacahuète, logique implacable. Mais pourquoi diable cela n'existe-t-il pas en France? Je vous le demande.

jeudi 6 octobre 2011

The Great Ocean Road


J'ai rencontré deux françaises à l'auberge de jeunesse, Mathilde et Mélodie. Elles partent en excursion organisée sur la Great Ocean Road pour la journée et me proposent de venir. Ah ben ouais, why not ?
Départ à 7h15, avec passage à l'heure d'été, peu de sommeil... Mais c'est pas grave, il fait beau ! Pas très chaud par contre.
Un bus nous prend devant l'hôtel et nous amène à Federation Square où le vrai bus nous attend. Pas mal de monde, mais nous sommes dans les premières on a droit à des supers places : en haut, fenêtres de gauche (tuyau du 1er chauffeur).
Notre chauffeur/animateur s'appelle Darryl et nous parle pendant tout le voyage : il nous raconte des histoires, sa vie, fait des blagues, nous dit quoi et où regarder, il fait bien son boulot quoi.
Nous traversons la rivière Yarra par le West Gate Bridge, je revois le port et les grues, ça me rappelle mon arrivée. Nous passons dans Geelong, 2ème ville du Victoria et équipe victorieuse (les Cats) de la finale de footy.
Arrêt morning tea et photos. Darryl nous explique comment manger de la Vegemite sur des crackers (jamais de la vie je mangerai ça), il nous prépare un thé très bon et nous avons droit à des gâteaux chocolat noix de coco (top, Lamington).

The Great Ocean Road
Torquay, capitale du surf , QG de Rip Curl et début de la Great Ocean Road. 250 km de route le long des côtes, à couper le souffle entre mer et forêts. On roule à gauche, donc très très près de la mer qui est parfois plusieurs mètres en bas, assez vertigineux, beaucoup de virages. La Great Ocean Road a été construite après la 1ère Guerre Mondiale en partie par les soldats de l'ANZAC revenus du front en total choc post-traumatique. Ça leur a permis de se retaper physiquement et psychologiquement.
Darryl ralentit jusqu'à presque s'arrêter pour que nous puissions apercevoir un koala escalader la falaise, marrant. Plus tard, nous en voyons quelques-uns dans les eucalyptus, il faudra que j'essaye la grenade koala un de ces jours. (pour plus d'informations, lire Kenneth Cook "le koala tueur" et "la revanche du wombat" que je n'ai trouvé dans aucune librairie australienne pour l'instant)

le koala dormeur
Déjeuner à Apollo Bay, Darryl engueule les retardataires façon école primaire, trop la honte ! Après ça, plus personne n'osera être en retard sur le programme.
Nous traversons le Otway National Park, grands arbres, eucalyptus, puis la campagne. Tout le monde dort ou presque, c'est l'heure de la sieste. Darryl nous fait l'article pour le tour en hélicoptère, il doit avoir des parts dans l'affaire, c'est pas possible autrement.
Twelve Apostles. Ceux qui veulent/peuvent vont faire le tour d'hélico. Les autres marchent. Très beau temps mais vent frais, on se croirait en Bretagne. Les 12 Apostles sont en fait 8 ou 9 gros rochers bouffés par l'érosion au milieu de la flotte, genre Etretat. Mais en plus mieux parce que c'est l'Australie quand même.
Aux Gibson's Steps, nous descendons sur la plage, c'est agréable mais il y a tant de touristes... Nous ne sommes pas le seul bus sur les parkings, nous retrouvons toujours les mêmes.

The 12 Apostles
Razorback, long rocher bouffé par l'érosion, The Wreck, le navire Loch Ard s'est échoué dessus en 1878, seulement 2 survivants sur 52 passagers. C'est grandiosement impressionnant ces falaises.
Le bus prend le chemin du retour par les terres. Dernier arrêt à Port Campbell pour la bouffe et les souvenirs. Ensuite 2h-2h30 de route jusqu'à Melbourne.
Darryl nous fait une étude de texte niveau Master de "Waltzing Matilda" (hymne non officiel australien) pendant 20 minutes puis nous avons droit à un vieux film affreux de niaiserie niveau téléfilm du début d'après-midi sur M6. Je pourrai m'endormir facilement, comme tout le bus, mais je me tiens éveillée. C'est beau la campagne. C'est vert, il y a des champs, des moutons blancs, des vaches noires, des mares sans canards, des arbres magnifiques et avec le soleil couchant des lapins partout.
Arrivée sur Melbourne vers 20h, le bus nous dépose près de chez nous, Darryl nous sert la pince. C'était une putain de journée formidable, j'en ai plein les yeux.
Mélodie et Mathilde vont dîner chez le chinois, je décline l'invitation, je n'ai pas faim. Certes, j'ai mangé un Magnum (non pas la bouteille, la glace) chocolat/chocolat au goûter...

mardi 4 octobre 2011

J'ai les chevilles qui enflent

Les français et les langues étrangères, grave problème.
Depuis le début de ce voyage, je me heurte à la surprise de mes interlocuteurs de tous pays lorsque je réponds "France" à la question "D'où c'est-y que t'es donc ?". Automatiquement, la phrase suivante c'est "Ben tu parles bien anglais nom de Diou !". Sous-entendu pour une française.
Apparemment, les français sont des grosses brêles en anglais. Et dans toutes les langues je pense.
D'abord, il y a eu le couple américano/anglais, Wendy et Paul, du transsibérien, mais bon ils étaient tellement gentils, j'ai cru que ce n'était que ça lorsqu'ils m'ont dit que je speakais bien.
Puis, Geoff, mais moi j'avais du mal à piger son accent alors ça compte pas.
Ensuite, Brian et Scott très sympas eux aussi et surtout bloqués avec moi pendant bien 10 jours. Scott a même pensé l'espace de 5 secondes que j'étais hollandaise, compliment suprême, j'ai appris que les néerlandais parlaient parfaitement l'english.
La hollandaise rencontrée à l'auberge de jeunesse, étonnée elle aussi que je sois française, m'a expliqué, qu'effectivement, c'était dur d'avoir une conversation en anglais avec des français.
Même ma banquière m'a félicitée de mon anglais et c'était pourtant avant que je lui dise combien de thunes j'allais amener dans sa banque.
Là, je me dis, ce n'est peut-être pas une simple coïncidence.
Mais bon, j'ai juste eu du bol d'avoir eu une très bonne prof ma première année d'anglais et rebelote en 4ème (une personne pourra confirmer). Merci donc.


Et puis, regarder des séries en streaming en VOST, ça consolide tout ça. Les séries c'est bon pour la santé.

samedi 1 octobre 2011

Footy


Aujourd'hui, avait lieu la grande finale de football australien, dit footy, énorme événement.
Déjà, hier, il y avait une parade où l'on voyait défiler les joueurs des deux équipes sur des chars (je n'y ai pas assisté, j'ai vu le nettoyage après). Puis, dédicaces, activités pour les mioches, distribution de ballons de footy en chocolat et en "vrai". J'ai hésité pour le ballon en chocolat (Cadbury, s'il vous plaît), mais bon, il y avait beaucoup de monde qui attendait et pas mal d'enfants surtout.
Et donc aujourd'hui, le match. Je suis allée regarder ça à Federation Square sur les écrans géants, parce que c'est tout de même intrigant. Beaucoup de monde devant les écrans, à donf, tous en noir et blanc.


Tout d'abord, c'est à 14h30. Ensuite, les deux équipes, de 18 joueurs, sont en rayures noires et blanches. La seule différence, c'est rayures horizontales ou verticales. C'est vachement pratique. Marcels et shorts courts, la classe à Palavas. Le terrain est ovale, comme le ballon (moins gros qu'un ballon de rugby, plus allongé). Ballon rouge. Il y a des lignes blanches sur le terrain, je ne sais pas à quoi elles correspondent : un rectangle devant les grands poteaux, un rond central, des demis-cercles, c'est bizarre. Il y a 4 hauts poteaux (2 grands entourés de 2 petits) à chaque extrémité du terrain. Pas de barres transversales. Le but du jeu est de faire passer le ballon entre les poteaux. Si c'est les deux du milieu c'est plus de points que les autres. D'après ce que j'ai vu, ils font un peu comme ils veulent les gars. Tous les coups sont permis ou presque.


Si vous voulez en savoir plus sur ce sport étrange voici http://fr.wikipedia.org/wiki/Football_australien

Le prochain article sur les sports bizarres australiens sera consacré au cricket ou comment passer une bonne journée au soleil avec pique-nique en regardant un match qui parfois ne se termine pas après une journée de jeu. Si jamais j'assiste à un match. Passionnant.

Australie, premières impressions


Déjà, je suis ben contente d'y être ! Certes, il fait un temps de merde, mais bon... on peut pas tout avoir non plus. Mais marcher sous la pluie sans manteau, c'est quand même pas cloolsse au bout d'un moment. On verra bien.
Descendue du cargo, je n'ai pas embrassé le sol australien, parce que d'une j'avais un sac sur le dos, c'est pas pratique, et de deux les ports c'est quand même crade.
Scott vient avec moi pour la journée, c'est chouette. Les types de la sécurité du port (c'est pas des flèches, ils ont pas inventé la brosse à dent) mettent du temps à tout comprendre mais finissent par nous appeller un taxi qui arrive très vite.
Direction King Street, j'ai deux adresses d'auberge de jeunesse, côte à côte. La première plus de place. Oups. La deuxième c'est bon. Grande auberge de jeunesse, beaucoup de monde, ça fait bizarre. Je vais devoir me réhabituer. Après avoir passé trois semaines en mer avec très peu de monde et beaucoup d'espace, ça change.
Je rejoins Scott, Melbourne me voilà. Tout d'abord, à la recherche d'un supermarché, Brian a fait une liste à Scott composée de chocolat et de journaux.


Il y a de gros corbeaux noirs dans cette ville, c'est étrange. Les voitures roulent à gauche, se rentrer dans le crâne très vite qu'il faut regarder à droite puis à gauche avant de traverser. Scott a peur que je me fasse écraser par des trams. Et oui, c'est rempli de trams, chouette ! Les passages piétons me foutent les jetons à chaque fois. Quand le bonhomme passe au vert, on entend "piout !", comme un son de pistolet-laser de veux films pourris de science-fiction. Lorsque le bonhomme clignote en rouge ça signifie qu'on peut continuer de traverser mais qu'on ne peut pas s'engager si on est sur le trottoir. Wouha !
Hé hé hé
Supermarché, direct rayon chocolat, je suis un peu déçue, je ne vois que des m&m's marrons et jaunes, classique. Mais plus loin, des m&m's de couleurs inconnus, quelle allégresse ! C'est ma première photo australienne. Qui a dit que j'étais grave ?